Coronavirus

Nouveau variant du coronavirus en Afrique du Sud : "Nous allons commencer à regarder cela de façon très précise en Belgique et en Europe"

25 nov. 2021 à 19:36 - mise à jour 25 nov. 2021 à 22:08Temps de lecture2 min
Par Estelle De Houck, d'après Déclic

Un nouveau variant est récemment venu s’ajouter à la liste des mutations du coronavirus. Détecté pour la première fois en Afrique du Sud, il aurait supplanté le variant Delta. Alors, faut-il s’inquiéter ?

Comme l’explique le microbiologiste Emmanuel André, l’Afrique du Sud a récemment observé une hausse des contaminations suite à un nouveau variant. Une mutation du coronavirus qui semble prendre le dessus sur le variant Delta, pourtant très contagieux.

Un variant "très contagieux"

"Avec toutes ses modifications dans la protéine spike, il a l’air très contagieux. Il a l’air de pouvoir être un candidat pour provoquer de l’échappement immunitaire, pour augmenter la transmission", confirme le microbiologiste.

"C’est pour cela que nous entrons dans une phase d’alerte du point de vue scientifique, qui va nous permettre de savoir exactement à quoi nous avons affaire. Nous allons commencer à regarder cela de façon très précise en Belgique et en Europe."

Quelle virulence ?

La virulence de ce variant ne serait pour l’instant pas suffisamment connue. "Nous espérons toujours ce fameux variant hypercontagieux qui stimulerait notre immunité sans être méchant. Mais à chaque fois nous avons été déçus. Quand on organise une politique de santé, on ne peut pas se baser sur une hypothétique diminution de la virulence du virus", ajoute Emmanuel André. "Ce n’est pas responsable, même si nous l’espérons."


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"Je suis évidemment inquiet par rapport à la diminution de virulence", ajoute quant à lui Jean-Christophe Goffart, directeur du service de Médecine interne à l’hôpital Erasme. "Parce que la sélection d’un virus se fait sur la transmissibilité. Mais la pathogénie, c’est toutes les petites protéines qui une fois qu’elles ont été injectées dans la cellule, vont entraîner les problèmes de santé au patient."

Or, celles-là ne seraient pas soumises à une pression pour échapper à notre immunité et être mieux transmises. Comprenez : elles resteront sans doute plus stables.


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L’occasion pour Emmanuel André de rappeler que nous ne sommes pas à l’abri face à de nouveaux variants. "Le message, c’est que ce n’est pas avec cette vague-ci que tout va s’arrêter. Il faudra garder des mesures dans le temps."

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