La Grande Forme

Nouveauté dans l'émission "La Grande Forme" : une chronique LGBTQIA+

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Nouvelle rubrique dans "La Grande Forme" : le complément arc-en-ciel. Nous allons explorer la réalité et la santé d'une minorité de notre société ; la communauté LGBTQIA+, grâce à Maxime Maillet, journaliste à la RTBF.

L'émission "La Grande Forme" a décidé d'ajouter une nouvelle rubrique intitulée "Complément arc-en-ciel". Nous y évoquerons la communauté LGBTQIA+ grâce à notre chroniqueur et journaliste, Maxime Maillet.

Mais au fait, que veut dire cet acronyme ? C'est le but de cette première chronique ; revenir à la base et vous expliquer ce sigle.

"Pour commencer, ces lettres ne sont pas juste des lettres. Elles désignent avant tout des êtres humains. Nous les côtoyons tous et toutes ; ce sont nos proches, nos amis, nos collègues. En fonction des études, les personnes LGBTQIA+ constituent 5 à 15% de notre société" explique Maxime Maillet.

Orientations sexuelles VS Bisexualité

Première distinction importante à faire ; d'un côté, les orientations sexuelles et romantiques. Qui vous attire. Qui vous aimez. Et d'un autre côté : les identités de genre. C'est-à-dire comment vous vous définissez. Qui vous êtes. Un homme. Une femme. L'un et l'autre. Ou ni l'un ni l'autre.

Les orientations sexuelles 

  • Le L pour lesbienne : des femmes qui aiment et ont des relations sexuelles avec des femmes. 
  • Le G pour Gay : des hommes qui aiment et ont des relations sexuelles avec des hommes. 
  • Le B pour bisexuel : des personnes qui aiment et ont des relations sexuelles avec des hommes et des femmes. Peu importe le genre, en fait. 
  • Le A pour Asexuel et Aromantique : on voit encore très peu ces personnes dans les médias et la culture. Les personnes asexuelles n'ont pas d'attirance sexuelle. Les personnes aromantiques ne tombent pas amoureuses. Mais cela ne les empêche pas d'avoir d'autres liens affectifs avec des amis par exemple.

Les identités de genre 

"L'identité de genre, c'est une conviction intime, une manière de se définir. Là, on va devoir faire une nouvelle distinction très importante. Entre une personne cis-genre et une personne trans-genre. Pour bien comprendre, on remonte à... votre naissance", explique notre chroniqueur. 

Avant de résumer : "Un médecin observe vos organes génitaux et coche une case sur votre acte naissance ; un pénis, il coche M pour sexe Masculin. Une vulve, il coche F pour sexe Féminin. C'est ce qu'on appelle l'assignation sexuelle. Elle est obligatoire en Belgique. Plus tard, vous vous définissez vous-même. Si vous avez un pénis et que vous identifiez comme un homme, ou si vous avez une vulve et que vous définissez comme une femme, vous êtes une personne CISGENRE. Votre genre correspond à votre sexe assigné à la naissance. Mais ce n'est pas le cas pour tout le monde dans notre société."

  • Le T pour Transgenre Et non pas TRANSEXUELLES. Un terme trop pathologisant. Une femme transgenre est une femme, mais est née avec des organes génitaux masculins. Un homme transgenre, c'est l'inverse.
  • Le I pour les personnes intersexuées : avant, on utilisait l'adjectif "hermaphrodites". Alors, les escargots sont hermaphrodites, pas les humains. Les personnes intersexuées sont nées avec des caractéristiques sexuées - chromosomes, organes génitaux, etc. - qui ne sont pas totalement "mâle" ou "femelle". En Belgique, ces personnes subissent des mutilations génitales à la naissance.
  • Le pour Queer : c'est un terme politique, revendicatif. Queer, c'est au départ une insulte en anglais. "Bizarre, étrange". Le terme a été repris positivement par la communauté. Une personne queer remet en question, critique, refuse la norme hétérosexuelle et cisgenre. Un homme gay et une femme trans peuvent donc se définir comme queer.

Nouveauté dans l'émission "La Grande Forme" : une chronique LGBTQIA+

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  • Le + à la fin de LGBTQIA+ désigne ceux et celles qui ne se retrouvent pas dans les lettres précédemment citées. Par exemple, les personnes non-binaires. Ces personnes s'identifient ni comme femme, ni comme homme ou alors à la fois comme femme et homme. Elles utilisent régulièrement des pronoms neutres, comme le "iel".

Aujourd'hui, le terme officiel - celui des associations - est LGBTQIA+. Il n'est pas fixe. Il a évolué au fil des années. Il changera encore pour être plus inclusif. Ce sigle est donc rassurant pour les personnes LGBTQIA+. Non, elles ne sont pas seules. Elles peuvent compter sur une communauté, conclut Maxime Maillet.

Retrouvez "La Grande Forme" en direct du lundi au vendredi de 13h à 14h30 sur VivaCité. Vous avez manqué l’émission ? Nous vous invitons à la revoir sur Auvio ainsi que sur différentes plateformes de Podcast.

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