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Nouvelle analyse demandée sur l’impact environnemental de l’extension du zoning de Weyler-Hondelange

Illustration Google maps du lieu où l’extension du zoning est planifiée.

© Google maps

Le ministre wallon de l’aménagement du territoire, Willy Borsus demande une analyse de l’extension du zoning de Weyler-Hondelange au Pôle Environnement du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) de Wallonie. Jusqu’à présent, le CESE n’a pas rendu d’avis définitif sur le projet.

Pour rappel, l’extension du zoning de Weyler-Hondelange, qui est dans les cartons depuis près d’une décennie, rencontre une vive opposition, même si l’ampleur du projet a été largement revue à la baisse. La première étape de la mise en enquête publique de la révision du plan de secteur s’est soldée par une importante participation citoyenne marquant son opposition au projet, une pétition de 3500 signatures remise au Parlement de Wallonie et des avis défavorables des Conseils Communaux d’Arlon et de Messancy.

L’analyse du Pôle Environnement de Wallonie doit permettre au ministre Willy Borsus de trancher sur la suite à donner à cet épineux dossier. Actuellement, le cabinet du ministre déclare "qu’à ce stade et à la lumière des conclusions du rapport sur les incidences environnementales et des différentes remarques et observations formulées lors de l’enquête publique, une position claire et définitive sur la suite à apporter concernant le projet de révision du plan de secteur ne peut raisonnablement être fournie".

Les projets de l’intercommunale Idelux sont, ces dernières années, de plus en plus souvent la cible de critiques, principalement sur leurs répercussions environnementales.

Inscrire l’impact environnemental dans les statuts de l’intercommunale ?

Idelux procédera à une révision de ses statuts le 21 décembre lors d’une AG extraordinaire. Ecolo, par la voix de Guirec Halflants propose d’y inscrire la prise en compte des enjeux environnementaux. "Dans ses discours, Idelux dit qu’elle prend en compte les enjeux climatiques, environnementaux, et elle doit le faire, mais sur le papier, dans ses statuts, il n’y a rien. On trouve que c’est une très bonne opportunité de mettre en phase les missions d’Idelux avec les nouveaux défis climatiques".

Dans la proposition, on peut notamment lire :

"Pour réaliser son objet, l’association peut acquérir, concevoir, […] à condition de compenser nécessairement et de manière égale en quantité et en qualité les terrains ou les ressources naturelles qui seraient utilisées à ces fins. Pour assurer son objet, l’association mettra prioritairement à disposition des anciennes friches industrielles et/ou des terrains existants dans des parcs d’activités qui sont inutilisés ou sous-utilisés. Enfin, l’association veillera à davantage concentrer les activités économiques au sein des parcs d’activités existants pour limiter au maximum l’utilisation de ressources naturelles".

Par manque de temps, cette proposition n’a pas été soumise au CA d’Idelux via un amendement. Elle ne peut donc pas être votée lors de l’AG du 21 décembre. "Les délais étaient trop courts. Mais les communes, la province doivent se prononcer sur les statuts proposés avant l’AG. On espère susciter une réflexion suffisante pour que le vote, une partie du vote soit reportée ou que les statuts actuels soient refusés"Légalement, Idelux a jusqu’à fin 2023 pour modifier et voter ses statuts.

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