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Nouvelle tendance au jardin : zéro entretien. Quels sont les conseils des professionnels ?

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18 nov. 2021 à 11:31Temps de lecture2 min
Par Charlotte Legrand, Florence Dussart

Le gel commence à faire son apparition la nuit. Dans les jardins, certaines plantes doivent déjà être protégées. Les palmiers, les bananiers, oliviers, pourraient ne pas se remettre d’un bon coup de gel. Mais ces espèces n’ont plus vraiment la cote. Question de mode, question d’entretien aussi. Certains professionnels comme Maxime Vandermosten déconseillent ces espèces venues d’ailleurs, et recommandent des espèces bien de chez nous : "des petites haies de hêtre, on a une variété de noisetiers qui est super résistante dans nos régions, du laurier-cerise, du rhododendron, …"

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Dix ans de vie pour les plantes plus exotiques

Robustes, résistantes aux maladies, aux parasites, ces plantations devraient poser très peu de souci, à l’inverse des palmiers, bananiers, oliviers. Dépaysants, certes, mais beaucoup plus fragiles, prévient l’architecte paysagiste : "Ils vont supporter assez bien les premières années, mais malgré le fait de les pailler, de les protéger, moi j’estime leur durée de vie aux alentours de dix ans". En effet, le réchauffement climatique a tendance à faire croire au public que ces variétés se plairont chez nous. Mais avec les températures qui augmentent, on oublie la notion d’humidité, que ces plantes du sud ne supportent que difficilement, estime notre spécialiste.

Plantations plus fragiles mais aussi plus chères

Aux clients qui insistent, Maxime sort sa dernière carte : le coût, plus élevé, dès la plantation de ces arbustes venus d’ailleurs et qui réclament souvent un sol plus léger, bien drainé. Et de l’entretien, tout au long de leur vie.

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Du côté des négociants en matériaux, on constate une autre tendance : celle de limiter au maximum l’entretien du jardin. Ainsi, ce sont des graviers rouges, jaunes, violets, qui font leur apparition dans les allées. La mode commence à se répandre. Elle fait aussi les affaires des négociants en matériaux. A Lens, Christel Bastien nous confirme que la star du moment, en la matière, c’est l’ardoise. Des plaquettes que l’on dépose en couvre-sol au pied des plantations. Les ventes ont carrément triplé. "Des produits comme les écorces d’ardoise ou le gravier belge sont des articles qui ont vraiment, vraiment augmenté au niveau de la vente".

Espaces végétaux remplacés par des espaces minéraux

Pour cette négociante en matériaux, c’est une évidence : certains clients ne veulent plus passer leurs après-midi à entretenir leurs parterres : "on a pas mal de personnes d’un âge plus mûr, et qui, pour des raisons pratiques remplacent des espaces végétaux par des espaces minéraux".

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Pour d’autres, les graviers amènent du style au jardin. Ces clients-là craquent parfois pour des teintes originales : "On a presque toutes les couleurs de l’arc-en-ciel ! Le blanc, le jaune, le gris, le pourpre, le rouge, le bleu. On a un peu de tout". Les prix varient très fort. Les graviers les plus chers se négocient à 150 euros la tonne. Ici, pas de pénurie à signaler. On se félicite d’avoir opté pour des filières de proximité. La plupart des cailloux, des ardoises, des écorces, viennent de Belgique ou de France et non pas de l’autre côté du globe.

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