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Monde Moyen-Orient

Nucléaire iranien : Israël dit à l’AIEA être prêt à utiliser son "droit à l’autodéfense"

03 juin 2022 à 15:12Temps de lecture2 min
Par Belga, édité par Adeline Louvigny

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett a averti vendredi le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) que son pays était prêt à utiliser son "droit à l’autodéfense" pour stopper le programme nucléaire iranien.

Arrivé jeudi soir en Israël, le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, s’est entretenu vendredi matin avec Naftali Bennett, avant de repartir pour Vienne.

Le Premier "a clairement indiqué que si Israël préfère la diplomatie afin de priver l’Iran de la possibilité de développer des armes nucléaires, il se réserve le droit à l’autodéfense et à l’action contre l’Iran afin de bloquer son programme nucléaire", ont indiqué ses services à l’issue de la rencontre.

"Les sionistes sont peut-être seulement en capacité de rêver de frapper l’Iran, et si cela se produit, ce sera un rêve dont ils ne se réveilleront jamais !", a prévenu de son côté sur Twitter le négociateur en chef iranien sur le nucléaire, Ali Bagheri.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a lui jugé le déplacement en Israël du directeur général de l’AIEA comme "contraire au principe de neutralité" de l’organisation onusienne.

Un exercice militaire qui simulait une attaque contre l'Iran ?

L’armée israélienne a mené cette semaine un vaste exercice militaire impliquant des avions de combat au-dessus de la Méditerranée et des navires de guerre en mer Rouge. Selon la presse israélienne, l’exercice a simulé une attaque de grande ampleur contre l’Iran, ennemi numéro un de l’Etat hébreu.

Interrogée jeudi par l’AFP, l’armée n’a pas commenté ces informations, mais elle a confirmé "s’entraîner continuellement pour plusieurs scénarios incluant des menaces de l’Iran".

Lors de sa rencontre avec Rafael Grossi, le Premier ministre israélien a également appelé à une action plus ferme de la communauté internationale face à l’Iran lui enjoignant "d’utiliser tous les moyens" pour empêcher Téhéran de se doter d’armes nucléaires.

Israël, considéré par les experts comme la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient, perçoit comme une menace à sa sécurité le programme nucléaire de l’Iran, qu’il accuse de vouloir se doter de la bombe atomique, ce que Téhéran a toujours nié.

L’Etat hébreu s’oppose ainsi à une relance de l’accord international de 2015 sur le nucléaire iranien — censé empêcher la République islamique de se doter de la bombe atomique en échange de la levée de sanctions asphyxiant son économie — dont les États-Unis s’étaient désengagés en 2018.

Israël craint notamment que cet accord permette de regarnir les coffres de l’Iran qui pourrait ainsi accroître, selon des responsables israéliens, son aide à des alliés régionaux comme le Hezbollah libanais ou le Hamas palestinien, des ennemis de l’Etat hébreu.

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