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Nucléaire iranien : le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique en visite en Iran samedi

Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) doit se rendre samedi en Iran.

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03 mars 2022 à 15:21Temps de lecture2 min
Par Belga

Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) doit se rendre samedi en Iran, en parallèle des efforts menés pour sauver l'accord sur le nucléaire iranien et stopper la montée en puissance des activités de Téhéran.

L'Iran a en effet accumulé des stocks d'uranium enrichi dépassant de 15 fois la limite autorisée, selon un rapport de l'AIEA) consulté jeudi par l'AFP.

Le directeur général Rafael Grossi "se rendra en Iran pour des réunions avec des responsables iraniens" et tiendra une conférence de presse à son retour à Vienne samedi dans la soirée, a annoncé jeudi un porte-parole de l'instance onusienne.

Cette annonce intervient au lendemain de l'affirmation par Rafael Grossi que l'AIEA "n'abandonnera jamais" ses efforts pour que l'Iran fournisse des clarifications sur la présence de matière nucléaire dans des sites non déclarés sur son territoire.

Téhéran demande la clôture de l'enquête de l'AIEA pour la conclusion d'un accord qui permettrait de sauver le pacte conclu en 2015 entre l'Iran d'un côté, les Etats-Unis, la Chine, la France, le Royaume-Uni, la Russie et l'Allemagne de l'autre et connu sous son acronyme JCPOA.

Washington s'en est retiré en 2018 en rétablissant des sanctions contre l'Iran. En riposte, Téhéran s'est largement affranchi des restrictions qu'il avait accepté d'imposer à ses activités nucléaires.

Prochains jours décisifs

Les prochains jours sont perçus par les Occidentaux comme décisifs pour les discussions en cours à Vienne entre les grandes puissances et l'Iran pour relancer le JCPOA.

Les diplomates ont repris les pourparlers en novembre dernier après une pause de plusieurs mois. Les Etats-Unis y participent indirectement.

L'un des points de friction demeure justement l'absence d'explications suffisantes de la part de Téhéran à l'AIEA sur ces quatre sites non officiels. 

Outre le non respect de la quantité fixée, l'Iran a dépassé début 2021 le taux d'enrichissement de 3,67% fixé par l'accord, montant d'abord à 20%: il dispose maintenant de 182,1 kg, contre 113,8 kg il y a trois mois.

Puis il a franchi le seuil inédit de 60%, se rapprochant des 90% nécessaires à la confection d'une bombe: il en a produit 33,2 kg, contre 17,7 kg précédemment.

Le rapport sera examiné lors du Conseil des gouverneurs de l'AIEA prévu la semaine prochaine, les négociateurs occidentaux espérant aboutir à un compromis avec Téhéran avant cette échéance.

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