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Politique

Numéros INAMI : pourquoi les étudiants en médecine francophones manifestent aujourd’hui devant le cabinet du ministre de la Santé

En 2014, les étudiants en médecine francophones s’inquiétaient déjà de leur futur numéro INAMI
16 févr. 2022 à 10:15 - mise à jour 16 févr. 2022 à 14:05Temps de lecture2 min
Par Jean-François Noulet

Les étudiants en médecine francophones manifestent ce mercredi midi devant le cabinet du ministre de la Santé, Franck Vandenbroucke. C’est le dossier de l’octroi des numéros INAMI qui, une fois de plus, inquiète ces étudiants. 

L’octroi d’un numéro INAMI est essentiel pour un diplômé en médecine s’il veut obtenir le droit de travailler et pour que ses actes et consultations soient remboursés par l’INAMI. Le projet du ministre de la Santé prévoit de limiter l’octroi de ces numéros. Du côté des étudiants en médecine francophones et sur le terrain au sud du pays, on plaide pour qu’il y ait davantage de médecins.

Depuis de nombreuses années, la question de l’octroi des numéros INAMI revient régulièrement au centre des débats. La question à trancher est quasiment toujours la même. Du côté du fédéral et du ministre de la Santé, on veut maîtriser le nombre de médecins en droit de pratiquer pour garder sous contrôle le budget des soins de santé. En face, la difficulté est toujours la même : comment éviter que des étudiants qui se lancent dans les études de médecine n’aient pas la garantie d’exercer leur métier une fois le diplôme en poche ? C’est là qu’intervient souvent la question d’une limitation du nombre d’étudiants autorisés à se lancer dans ce cursus, avec à la clé la question d’un concours d’entrée.

Depuis l’été dernier, le ministre Vandenbroucke planche sur le sujet

En juin 2021, le ministre de la Santé a présenté au Conseil des ministres des projets d’arrêtés royaux relatifs aux quotas de médecins. A l’époque, il n’était pas encore question de communiquer des chiffres précis, mais le ministre expliquait poursuivre les concertations "sur la base notamment des leçons tirées de la crise sanitaire et de la nécessité d’apporter une solution à la pénurie de médecins généralistes".

A la même époque, le Comité interuniversitaire des étudiants en médecine (CIUM) s’inquiétait de voir réapparaître une "nouvelle proposition d’arrêté en faveur d’un concours d’entrée en médecine", "sous couvert d’une augmentation du nombre des numéros INAMI de 505 à 555".

Le Comité interuniversitaire des étudiants en médecine demandait alors au gouvernement de revoir sa copie pour tenir compte de la situation de terrain et de la pénurie de médecins.

De son côté, le ministre de la Santé était chargé de discuter avec les Communautés française et flamande pour mettre au point un système de responsabilisation. En gros, éviter qu’il y ait trop d’étudiants diplômés en médecine par rapport aux quotas de numéros Inami disponibles pour les médecins. A l’époque, il est prévu que la concertation aboutisse pour janvier 2022. Si ce n’était pas le cas, les quotas seraient maintenus à l’échelon fédéral et soumis aux règles fédérales.

Du côté fédéral, on calcule alors le quota 2021 à 977 candidats médecins du côté flamand et 505 du côté francophone. Le nombre de numéros Inami octroyés aux francophones pour 2021 pourrait passer à 550 en cas d’accord avec les Communautés sur le mécanisme de responsabilisation.

Depuis, seul le projet du ministre Vandenbroucke a avancé au Parlement avec le risque de voir le gouvernement verrouiller les quotas INAMI attribués aux jeunes diplômés francophones en médecine.

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