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JO d'hiver - Pékin 2022

Olav Spahl et l’état d’urgence à Tokyo : "Un mot sévère mais avec des mesures plus faibles qu’en Belgique"

28 mai 2021 à 15:14Temps de lecture1 min
Par Martin Weynants

A 56 jours de l’ouverture des Jeux Olympiques de Tokyo, l’état d’urgence a été prolongé dans la capitale japonaise. Une situation qui n’inquiète pas outre mesure Olav Spahl. Le directeur du sport de haut niveau au COIB reconnaît que l’incertitude peut peser sur les athlètes. Il insiste aussi sur le respect des craintes de la population japonaise.

"L’état d’urgence est un mot sévère. Mais les mesures derrière ce mot sont plus faibles qu’en Belgique. Il n’y a pas de couvre-feu, les restaurants ne sont pas fermés. De notre point de vue, cela ne change pas grand-chose. On constate que les Japonais sont vraiment prudents pour pouvoir organiser les Jeux"

Cette incertitude et cette ambiance peuvent impacter les athlètes. "Il y a des questions et inquiétudes chez les athlètes. Certains disent qu’ils n’ont pas d’énergie à perdre avec ces discussions. Ils ne lisent plus la presse, ne regardent plus la télé. Parce qu’ils sont déjà focalisés sur leur objectif : participer aux Jeux Olympiques et y faire un bon résultat. Nous sommes en contact avec le CIO, avec le comité d’organisation, avec notre agent de liaison nous n’avons pas d’information qui donne le sentiment que les Jeux n’auront pas lieu."

L’Allemand en convient, l’opposition de la population locale a augmenté. Il faut en être conscient et respecter les craintes de certains Japonais. "Il y a toujours eu une petite opposition aux Jeux mais c’était particulièrement à cause de Fukushima. Cela a maintenant changé. Nous avons discuté avec un japonologue qui travaille à Gand. C’est important de comprendre et de respecter les craintes des Japonais. La crainte des Japonais est que les étrangers qui arrivent sur leur île transportent le virus et que cela crée une nouvelle vague. On doit adapter notre comportement afin de respecter les intérêts du Japon. Nous sommes en train de préparer les athlètes à la situation. Il y a des règles écrites dans le playbook. On fait des tutoriels pour que les athlètes sachent ce qu’on attend d’eux", conclut Spahl.

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