Open d'Australie

Open d’Australie : La Belge Sofia Costoulas s’incline en finale du tournoi junior

Sofia Costoulas (à gauche) et son trophée de finaliste de l’Open d’Australie de tennis

© AFP or licensors

Sofia Costoulas, 16 ans, n’a pas réussi à inscrire son nom au palmarès d’un tournoi du Grand Chelem. Elle s’est inclinée en finale de l’Australian Open, chez les juniores.

Elle a été battue par la Croate Petra Marcinko, numéro un mondiale de la catégorie, 7/5-6/1.

Cela n’entache en rien la belle tournée australienne de la jeune Belge, qui subit la première défaite de sa saison. Juste avant d’arriver à Melbourne, elle avait gagné un important tournoi de préparation, à une centaine de kilomètres de là. Elle était souriante, après la finale, prenant les choses très positivement. "J’étais quand même un peu déçue, juste après ma défaite. Puis je me suis reprise, et je me suis dit que j’avais joué douze matches et que j’en avais gagné onze. Aujourd’hui, tout ne s’est pas passé comme je le voulais, mais j’ai réussi deux bonnes semaines en tournois. Donc je suis très contente."

D’autant plus contente, sans doute, que la fin de son année 2021 avait été compliquée. A cause d’une blessure au coude, Sofia Costoulas n’avait pas pu jouer pendant plusieurs mois. "J’ai téléphoné à ma mère, après la finale. Et elle m’a dit : 'rappelle-toi, tu étais chez les médecins il y a un mois, sans savoir si tu pourrais aller en Australie'. C’est donc super pour moi, d’avoir pu disputer autant de matches sans ressentir la moindre douleur."

C’est super, comme elle le dit, et cela a apparemment été une surprise pour toute la famille. "Moi, je prends toujours assez de vêtements. Mais mon père, à chaque fois, prend 'juste juste'. Il me disait que si j’allais en quart de finale, ce serait déjà super-bien. Il n’avait sans doute pas pensé que je pourrais atteindre la finale. Et il n’avait pas prévu assez de cordages. Heureusement, j’ai de très bons sponsors, qui m’en ont donné au dernier moment".

C’est vrai pour elle, et c’est vrai pour son adversaire (qui a le même âge), jouer une finale dans un tournoi du Grand Chelem à seize ans, cela forge le caractère, et cela permet d’accumuler de l’expérience. "J’ai appris pendant ces deux tournois que je pouvais battre à peu près tout le monde. Je sais aussi, maintenant, que je suis capable de rester calme dans les moments importants. Et que j’ai les armes pour gagner beaucoup de matches, contre les meilleures filles. Cela me donne beaucoup de confiance."

Sofia Costoulas a également eu l’occasion de jouer sur l’un des plus grands courts du monde, puisque sa finale a eu lieu sur le Central. "Cela m’a permis de prendre beaucoup d’expérience, que les autres joueuses n’ont pas forcément encore. Ce n’est que du bonus, pour moi."

Elle va évidemment tout de suite devoir s'habituer à jouer à nouveau dans une autre atmosphère. Après s’être reposée chez elle pendant quelques jours, et après deux semaines d’entraînement, elle va reprendre très vite la route des tournois. Et continuer à alterner les épreuves pour les juniores et les plus petits tournois professionnels, les 15.000, les 25.000. "Ici, c’était très grand, et il y avait des arbitres. En 15.000, tout est plus calme, plus posé. On rencontre des joueuses qui ont un peu plus d’expérience, qui jouent peut-être différemment, de façon plus tactique. Ici, les filles vont à la balle et frappent super-fort. Il y a des différences, je trouve."

Ecoutez Sofia Costoulas...

Sofia Costoulas après sa défaite en finale de l'Open d'Australie

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