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L'info culturelle

Palais des Beaux-Arts de Lille, les salles Moyen Âge transformées

Christ et larrons

Le Palais des Beaux-Arts de Lille poursuit la transformation de ses salles. Après l’atrium en 2017 et les plans-reliefs en 2019, le musée inaugure les salles Moyen Âge et Renaissance. Les caves voûtées de briques et de pierres accueillent dans leur nef une collection de peintures et de sculptures, d’objets d’art et du quotidien datés du 12e au début du 16e siècle. L’ogive de l’architecture rappelle les décors de la peinture des Anciens Pays-Bas.

Le Festin d’Hérode de Donatello ; L’Ascension des élus et La Chute des damnés de Dirk Bouts sont des chefs-d’œuvre des collections.

Ombre et Lumière

La remise en lumière de l’espace participe à la nouvelle scénographie invitant à une déambulation lente et favorisant un regard introspectif. La médiation n’exclut pas le public des familles Elle mise sur la vulgarisation et la désacralisation par l’apport d’une information simplifiée adressée aux jeunes enfants en les tutoyant.

 Dirk Bouts, La Chute des damnés
Donatello, Le Festin d'Hérode
Donatello, Le Festin d'Hérode, fragment
Le repas chez Simon, vers 1500
Tranchoir (ancêtre de l'assiette)
+3

L’Art contemporain

Des créations contemporaines dialoguent avec les œuvres du passé. Les artistes d’aujourd’hui se nourrissent de multiples influences. La citation est un pilier de l’art contemporain.

Le reliquaire de l’Américain Geoffrey Hendricks, membre du mouvement Fluxus, présente une boîte à compartiments contenant un fragment de la vraie corde qu’aurait utilisée Judas pour se pendre et des gouttes de sueur de Lucifer. L’approche est humoristiquement iconoclaste.

La sculpture The Architecture of Empathy du Britannique John Isaacs reproduit la Pietà de Michel-Ange recouverte d’un voile de marbre de Carrare laissant deviner les corps de Marie et de Jésus rendus à leur invisible présence. Le réalisateur français Andy Guérif anime les vingt-six scènes d’un polyptique d’un maître siennois du Trecento. La Maestà raconte la Passion du Christ. Un arrêt sur image reproduit l’œuvre de Duccio di Buoninsegna : les personnages épousent la pose qui les fige dans l’image peinte.

Sophie Dutheillet de Lamothe, conservatrice du département Moyen Âge Renaissance, au micro de Pascal Goffaux.

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