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Pâques : les chocolatiers artisanaux au travail

A Lonzée, Geneviève Trepant s’active dans sa chocolaterie en cette période de Pâques.
08 avr. 2022 à 17:111 min
Par Valentin Lecocq

À quelques jours de Pâques, les chocolatiers ont du pain sur la planche. Ils doivent satisfaire les nombreuses commandes qui ne cessent d’affluer.

Pour Geneviève Trepant, chocolatière à Lonzée, Pâques représente près de 25% du chiffre d’affaires annuel. Dans son petit atelier, elle s’active jour et nuit pour fabriquer œufs, lapins ou poules.

Dans cet atelier, on travaille à partir de chocolat déjà transformé. Le but est de créer de l’emploi dans le pays d’origine afin de réduire la pauvreté. “J’importe des calais de chocolat. En fait, je veux utiliser du chocolat qui a du sens. La matière première est transformée sur place, en Equateur. Ainsi, je laisse l’expertise et la plus-value de la transformation du chocolat dans le pays d’origine, explique-t-elle.

Des calais de chocolat d’Equateur.
Des calais de chocolat d’Equateur. © Valentin Lecocq

Ces calais de chocolat sont ensuite fondus dans des tempéreuses à roues. C’est à la suite de cette étape que le chocolat est coulé dans différents moules. “Je défends l’artisanat. C’est-à-dire de retrouver l’art de faire du chocolat avec les mains", confie Geneviève Trépant.

Une tempéreuse à roues pour faire fondre le chocolat.
Une tempéreuse à roues pour faire fondre le chocolat. © Valentin Lecocq

L’étape du moulage est la plus technique et répétitive. Les moules passent sous la source de chocolat. Un appareil vibrateur est utilisé pour enlever les bulles d’air. Une fois correctement agencé dans le moule, le chocolat est refroidi pendant 15 à 20 minutes dans un frigo, avant d’être démoulé.

Travail minutieux et répétitif pour Thomas qui s’occupe de mouler le chocolat de Pâques.
Travail minutieux et répétitif pour Thomas qui s’occupe de mouler le chocolat de Pâques. © Valentin Lecocq

Après le démoulage, les figurines sont prêtes à être décorées puis exposées. Une étape minutieuse où Genevieve Trepant laisse aller sa créativité. “J’aime utiliser l’actualité pour pouvoir m’inspirer. En 2020, pendant le confinement, j’avais créé un lapin masqué. Cette année, j’ai notamment utilisé des vieux moules anciens en fer, afin de remettre le chocolat belge dans sa tradition”, raconte-t-elle.

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