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Paris sportifs : les fausses librairies

28 févr. 2022 à 09:49Temps de lecture1 min
Par Marc Oschinsky

A Molenbeek, une enseigne affiche " Librairie ". On pourrait croire qu’il est possible d’y acheter un large éventail de journaux, mais il n’en est rien. Le Soir, La Libre, La Capitale, et la DH. Et c’est tout.

En revanche, dans le fond du magasin, quatre bornes permettent de parier. Explication : pour compenser les pertes de revenus dues à la diminution des ventes de tabac et de presse, l’Etat a autorisé les marchands de journaux à installer jusqu’à quatre bornes de paris sportifs. Résultat : une floraison de faux libraires qui ne vendent pas un seul journal, mais font leur beurre sur les paris.

Michaël Beuel, le président bruxellois de l’organisation des distributeurs de presse, va même plus loin. "Il y a des magasins qui mettent juste de la presse périmée et qui se font passer pour des marchands de journaux", déplore-t-il.

Une décision du gouvernement fédéral

Pour palier à ce problème, le gouvernement fédéral a décidé de modifier la loi qui encadre les librairies du pays. Dès le 5 mars, pour avoir le droit d'avoir des bornes de paris, les marchands devront proposer 200 titres de presse différents.  Et vendre pour 25.000 euros de journaux et magazines par an. Pour Michaël Beuel, c’est un objectif plus qu’atteignable.

"C’est quoi 25.000 sur l’année ? Je pense que vendre pour 2000 euros de presse par mois ce n’est pas quelque chose de très compliqué", avance-t-il. 

Et le verdict de Michaël Beuel est sans appel. Il estime que la nouvelle loi permettra un grand nettoyage bien nécessaire.

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