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Patrons et syndicats du non-marchand en Région bruxelloise demandent l’indexation de toutes les subventions

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Quelque 100 à 150 personnes représentant les employeurs des entreprises d’économie sociale de la capitale ainsi que les organisations syndicales CNE et Setca se sont rendues au fin de matinée à proximité du parlement bruxellois pour tirer la sonnette d’alarme : la situation financière de ces entreprises à profit social est devenue intenable.

En cause : la flambée des factures d’énergie dont l’impact indirect sur l’équilibre financier des asbl bruxelloises est jugé très important.

Selon Bruxeo, la confédération des entreprises à profit social, au-delà de cela, l’inflation entraîne une série d’indexations des salaires sur une courte période. Or, cette indexation n’est pas systématiquement intégrée dans les règles de subventionnement.

Les indexations réglementaires des subsides structurels de frais de personnel sont respectées, mais elles interviennent souvent avec retard et sans couvrir les coûts de façon rétroactive. Pour certains secteurs tels que les entreprises sociales mandatées en insertion (ESMI) l’indexation n’intervient qu’en année n + 1 ce qui signifie que les structures doivent couvrir une hausse de leur masse salariale de plus de 10% en 2022 sur leurs fonds propres.

Aucune indexation pour les subsides facultatifs

Aucune indexation n’est prévue pour les subsides facultatifs. A Iriscare, on estime que ceux-ci représentent environ 17,5 millions d’euros par an. L’indexation 2022 estimée à 10,41% implique dès lors que les structures doivent payer 1,8 million d’euros sur leurs fonds propres. Cette estimation à minima ne tient pas compte des subsides facultatifs octroyés par les autres entités publiques bruxelloises.

Toujours selon Bruxeo, une partie du personnel des asbl est financée sur fonds propres (40% dans les ETA par exemple). Pour ces travailleurs, les structures ne reçoivent aucune aide et ont d’énormes difficultés à trouver les financements nécessaires pour maintenir l’emploi et garantir la continuité des services.

Des hausses indirectes des prix non compensées

Enfin, on observe également une hausse indirecte du prix de multiples biens et services (loyers, sous-traitants, essence, nourriture, etc.). À titre d’exemple, la production de repas est devenue beaucoup plus chère pour les asbl qui veulent garantir la sécurité alimentaire des usagers (école, crèche, MR/MRS, hébergement de personnes handicapées, repas à domicile, restaurants sociaux, etc.). Ces hausses de coût ne sont pas compensées par une augmentation des subsides de frais de fonctionnement.

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