Belgique

Paul Magnette : "Cela ne sert à rien de s'acharner sur une piste qui n'a pas de chance de réussite"

Paul Magnette: "Cela ne sert à rien de s'acharner sur une piste qui n'a pas de chance de réussite"

© BENOIT DOPPAGNE - BELGA

17 août 2020 à 17:00Temps de lecture2 min
Par Baptiste Hupin

Le président du PS a accordé une interview à la RTBF quelques heures après avoir remis sa mission de préformateur entre les mains du Roi. Le Roi tient pour l’instant cette démission de Paul Magnette et Bart De Wever en suspens et a entamé des consultations dans la foulée.

Paul Magnette estime être allé "au bout de l’exercice". Pour le président du PS, "certains ne veulent pas venir, quoi qu’il arrive et d’autres veulent bien venir mais alors ne veulent pas de mesures sociales". Paul Magnette parle d’impasse. "Cela ne sert à rien de s’acharner sur une piste qui n’a pas de chance de réussite", conclut le préformateur démissionnaire.

En acceptant sa mission de préformateur, Paul Magnette s’était donné "cinquante jours pour réussir", au risque de devoir retourner aux urnes en cas d’échec. "Il nous reste une trentaine de jours", commente aujourd’hui Paul Magnette. "Donc il faut tout tenter", admet-il tout de même.

Pas évident a priori de discuter avec la N-VA

Le président du PS a rappelé que la discussion avec la N-VA n’allait pas de soi. Mais, tout comme Bart De Wever dans une vidéo publiée cet après-midi, Paul Magnette a justifié ces négociations par une situation économique dégradée par la pandémie de coronavirus. "On sait que tout nous oppose. Mais vu la gravité de la crise et vu la situation politique qui ne fait qu’empirer, nous avons fait cet effort."

Selon le socialiste, la N-VA avait accepté un paquet de mesures sociales chères au PS. "Cela permettait, pour le parti socialiste, d’envisager quelque chose."


►►► A lire aussi : Bart De Wever : "Nous aurions pu conclure un accord de gouvernement solide"


Mais cette ébauche d’accord n’a pas convaincu suffisamment de partis pour obtenir une majorité parlementaire et pour Paul Magnette, les écologistes "n’ont jamais vraiment voulu franchir le pas". Quant aux libéraux, ils poseraient des conditions qui rendraient l’accord caduc. "Si on doit faire un accord avec la N-VA et, en plus, ne pas avoir de mesures sociales, c’est évidemment impossible pour le parti socialiste", explique l’homme fort du PS.

Paul Magnette en appelle donc à la responsabilité de chacun pour trouver un accord.

Conner Rousseau : "Dommage de repartir d’une feuille blanche"

Le président du sp.a s’est également exprimé en marge de sa rencontre avec le Roi ce lundi après-midi. Pour Conner Rousseau, "ce serait dommage de repartir de zéro". Il semble donc souhaiter que Paul Magnette et Bart De Wever persévèrent dans leur recherche d’une majorité autour d’un axe PS-N-VA.

Le fait de rassembler PS et N-VA a demandé des efforts importants selon le président des socialistes flamands qui a appelé chacun "à surmonter ses propres intérêts partisans".

"Nous ne sommes pas loin d’un accord", a ajouté Conner Rousseau.

Magnette-De Wever / Retour à la case royale

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