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Paul Magnette et Bart De Wever sont arrivés au Palais

Le roi acceptera-t-il la demande de Bart De Wever et Paul Magnette à être déchargés de leur mission?
17 août 2020 à 08:59 - mise à jour 17 août 2020 à 08:59Temps de lecture2 min
Par Baptiste Hupin

Les présidents du PS et de la N-VA sont arrivés chez le roi sur le coup de 11 heures. Cette visite au Palais est la troisième depuis qu’ils ont accepté leur mission royale le 20 juillet. Paul Magnette et Bart De Wever ont déjà fait rapport au Roi le 31 juillet et le 8 août. Mais cette visite pourrait bien signer la fin de la mission des deux présidents du plus grand parti francophone et du plus grand parti flamand.

Paul Magnette et Bart De Wever ont exprimé, vendredi 14 août, le souhait de mettre fin à leur tentative de former un gouvernement fédéral majoritaire. Les deux présidents de partis ont effectivement dû constater qu’ils ne parvenaient pas à rassembler suffisamment de partis autour de leur projet pour obtenir une majorité parlementaire.

Les hommes forts du PS et de la N-VA ont tenté la semaine dernière d’élargir le cercle de cinq partis disposés à entamer des négociations gouvernementales (PS, spa, CD&V, cdH et N-VA). Leurs regards se sont alors tournés vers les verts flamands et francophones et les libéraux flamands.

Mais libéraux et écologistes du Nord et du sud du pays ont répondu à ces appels du pied par l’envoi d’un communiqué commun appelant à ne pas opposer leurs familles politiques. Ce communiqué a grippé les discussions en cours et après une ultime réunion avec le MR et l’Open vendredi, Paul Magnette et Bart De Wever ont décidé de remettre le sort de leur mission entre les mains du Palais.

 

Que va décider le Palais ?

Quels sont alors les scénarios possibles suite à la visite des deux hommes au Palais ?

Le Roi peut décider de relancer le duo PS N-VA dans l’arène, estimant que leur mission a encore une chance d’aboutir. Il peut aussi suspendre leur demande de démission et consulter différents acteurs pour savoir quelle serait la meilleure sortie de crise possible.

Mais le Palais peut aussi accepter leur demande de démission et nommer un ou de nouveaux missionnaires qui reprendraient cette quête d’une majorité. Dans ce cas, le scénario le plus évident serait de passer le relais à un duo réunissant verts et libéraux, partis signataires du communiqué à l’origine de la démission de Bart De Wever et Paul Magnette.

Mission de la dernière chance ?

Quoi qu’il en soit, le temps presse. En acceptant sa mission le 20 juillet, Paul Magnette s’était donné 50 jours pour parvenir à former un gouvernement fédéral. Un délai qui n’a pas été choisi par hasard. Dans un mois, jour pour jour, la confiance accordée au gouvernement de Sophie Wilmès aura atteint sa date de péremption. Le 17 septembre, la première ministre doit effectivement demander la confiance à la Chambre. Il n’est pas acquis que son gouvernement très minoritaire obtiendrait une nouvelle fois la confiance du parlement si aucune piste valable de majorité fédérale n’est sur la table à ce moment-là.

La probabilité d’un retour aux urnes deviendrait alors de plus en plus grande. Bref, que le roi choisisse de relancer la tentative de Bart De Wever et Paul Magnette ou qu’il décide de donner l’élan à une nouvelle mission, celle-ci risque bien d’être la mission de la dernière chance.

 

INVITÉE : Danielle Welter analyse sur la formation du gouvernement

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