RTBFPasser au contenu
Rechercher

Regions Liège

Personnes LGBTQIA + : "Prisme", le nouveau nom de la fédération Arc-en-Ciel Wallonie

Cyrille Prestianni, directeur de Arc-en-Ciel Wallonie et la ministre de l'égalité des chances, Christie Moreale lors de la conférence de presse

Ne dites plus fédération "Arc-en-Ciel Wallonie… Mais dites "Prisme". La fédération qui regroupe les associations LGBTQIA+ change de nom. Et fête ses 15 ans. Pourquoi Prisme ? "Parce que c’est plus simple et que le prisme, il permet de décomposer la lumière en arc-en-ciel" explique Cyrille Prestianni, directeur de Prisme.

Le droit des personnes transgenres, un grand acquis

La fédération compte environ 25 associations qui représentent les personnes issues de la diversité des orientations sexuelles : Lesbienne, Gay, Bisexuel·le, Trans*, Queer, Intersexe et Asexuel… En 15 ans, la cause LGBT a évolué en Wallonie. "La vraie grande victoire, c’est déjà que simplement, la question LGBT existe au quotidien dans la société. On voit aujourd’hui que des formations commencent à exister et que la question des personnes LGBT peut se poser partout et à tout moment. Et puis, il y a tous les grands changements légaux comme le mariage, l’adoption et surtout dans les années récentes, les grands acquis au niveau des droits des personnes trans*.

Homophobie, LGBTQIA + phobie sont toujours bien présentes

Au niveau de l’avenir, là, on a encore énormément de boulot à faire parce que la société est un énorme mastodonte, l’homophobie est toujours bien présente, les LGBTQIA+phobies sont toujours bien présentes. Il faut lutter contre un certain nombre de mentalités. Et ça, c’est le travail de fond aujourd’hui, c’est celui de changer les gens, de changer le monde et de faire en sorte que demain "être une personne LGBTQIA+ ne soit plus un problème."

© Tous droits réservés

Un plan pour soutenir les personnes LGBTQIA+ en Wallonie

Il existe 7 maisons Arc-en-Ciel à travers toute la Wallonie. Leur budget a été doublé par la Région. Elles garderont leur nom. Leur fonction d’information et de soutien aux personnes LGBTQIA+ est renforcée. Mais le gouvernement wallon veut aller plus loin. Un plan est prévu pour que la Wallonie soit une terre de liberté pour les personnes LGBTQIA+. Avec plusieurs mesures concrètes comme l’explique la ministre de l’égalité des chances, Christie Moreale : "je pense qu’il faut qu’on forme beaucoup dans l’état civil, dans les services population au niveau des communes par exemple, pour accompagner les personnes qui changent de sexe.

Eviter les discriminations dans les transports en commun

Il y a du travail à faire notamment dans la diversité, dans l’engagement du personnel des fonctionnaires wallons et aussi du travail à réaliser notamment pour éviter les discriminations dans les transports en commun. On va former le personnel et faire des campagnes de communication dans les transports en commun.

Dans les maisons de repos, tous les résidents ne sont pas hétérosexuels

On doit travailler aussi pour que dans les maisons de repos, on forme le personnel à cette réalité-là – qui existait déjà précédemment mais qui n’était pas nommée- donc on va faire de la sensibilisation. On sait que la vie affective dans les maisons de repos est un sujet tabou il y a encore quelques années. Ça progresse doucement. Et puis, l’étape d’après, c’est de dire toutes les personnes que vous avez, tous les résidents ne sont pas hétérosexuels. Il y a aussi une diversité de la sexualité. Il faut pouvoir la prendre en compte pour que chacun vieillisse et soit épanoui."

Sur le même sujet

Où trouver les associations LGBTQIA + en Fédération Wallonie-Bruxelles ? [Carte interactive]

Initiatives locales

Près de la moitié des jeunes LGBTQ aux États-Unis ont pensé au suicide en 2021, selon un sondage

Monde Amérique du Nord

Articles recommandés pour vous