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Peur maladive de rater quelque chose ? Vous souffrez du syndrome FOMO !

Le FOMO, ou "Fear Of Missing Out" est la peur de manquer un événement ou de rater une information importante. Le point avec le Dr Caroline, psychiatre-référent dans l'émission "La Grande Forme".

Le syndrome FOMO - Fear Of Missing Out - pousse de nombreuses personnes à rester connectées en permanence - sur les réseaux sociaux principalement - pour ne pas risquer de manquer une opportunité ou une information capitale.

Il s’agit de vouloir tout savoir, or il est impossible d’être au courant de tout. Mais aussi de vouloir participer à toute rencontre ou évènement, sous peine de se sentir exclu, que les autres vivent un moment inoubliable mais sans nous. On veut surtout ne pas risquer de rater quelque chose : une offre commerciale imbattable, une opportunité, une nouvelle sur notre acteur préféré, explique le Dr Caroline, psychiatre.

Le FOMO : une phobie sociale

La phobie sociale est un trouble mental chronique, qui se caractérise par une anxiété irrationnelle provoquée par les interactions sociales. Pour les personnes atteintes de phobie sociale, les interactions sociales quotidiennes sont source d’anxiété irrationnelle, de peur, de complexes et de gêne. La phobie ou anxiété sociale touche environ 7% de la population.

Le FOMO est particulièrement présent chez les ados et jeunes adultes du fait de leur connexion permanente aux smartphones et de leur utilisation croissante d’internet et de toute la ribambelle des réseaux sociaux.

Certaines personnalités semblent plus susceptibles que d’autres de développer ce syndrome même s’il faut bien avouer que cela nous concerne tous et toutes avec une intensité variable. En effet, il révèle une peur de l’exclusion et de la solitude. Cette phobie met également en avant une estime de soi fragile. Cette peur est également éprouvée à l’idée que les autres mènent une vie plus trépidante et intéressante que la nôtre.

Conséquences possibles 

  • On peut développer une anxiété parfois massive ;
  • Développer une dépendance aux Réseaux Sociaux
  • La participation massive à toutes sortes d’événements peut créer de la fatigue et des troubles de la concentration.

Ces personnes se rendent à un événement par besoin et non pas, par envie. Elles vivent peu le moment présent et n’en profitent que partiellement. Elles ressentent plutôt la nécessité de devoir y être sous peine de sentir mal, exclues.

Le "FOMO": quand la peur de manquer un événement ou une information devient maladive

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Les dérives commerciales

Le FOMO est également connu et utilisé par les professionnels du marketing. On a vu exploser les offres commerciales formulées sous la forme "après minuit il sera trop tard" ou "plus que trois exemplaires disponibles". Ces offres jouent sur l’urgence de l’offre, et le risque pour le consommateur de passer à côté. Inutile de préciser que la rareté induite est généralement complètement artificielle.

Pistes pour s'en sortir 

  • Se déconnecter des RS : mettre son téléphone en mode avion à certains moments de la journée ou du week-end, désactiver les notifications, mettre son téléphone en mode silencieux, ne pas utiliser son smartphone à table…
  • L’acceptation : accepter que nos proches fassent des activités sans nous et que l’on ne puisse pas être partout. Accepter que choisir c’est renoncer. Accepter que la vie est longue, qu’on aura encore beaucoup d’occasions de se voir, de s’amuser, de faire cette expérience.
  • Ecrire un "journal de gratitude". Il suffit d’inscrire chaque jour dans un petit carnet trois choses pour lesquelles vous êtes reconnaissant. Si vous appliquez cette méthode régulièrement, vous attaquerez le FOMO à sa racine.
  • Vivre pleinement l’instant présent plutôt que penser à ce qu’on a raté ou comment on rendra compte de cet événement sur les RS. La pratique de la pleine conscience et de la méditation peut vous aider dans cette démarche.
  • Travailler sur sa jalousie, arrêter de se comparer aux autres. Nous sommes tous uniques. Au contraire, tentons de développer de vraies amitiés sincères où on respecte les singularités de chacun. Les relations sociales profondes et enrichissantes sont un très bon antidote au FOMO.
  • Si vous avez peu d’amis, vous pouvez reprendre une activité que vous avez délaissée depuis longtemps ou Participer à des manifestations où vous rencontrerez des personnes ayant les mêmes centres d’intérêt que vous.
  • Vous pouvez aussi vous essayer au JOMO pour "Joy of missing out", soit le plaisir de manquer quelque chose.

Le message du JOMO est simple et clair : se déconnecter permettrait de se ressourcer. "C’est une incitation à retrouver une distance critique nécessaire pour ne pas se faire bouffer par la machine virtuelle et à ne pas céder à toutes les injonctions de notre société" termine le Dr Caroline.

Retrouvez "La Grande Forme" en direct du lundi au vendredi de 13 heures à 14h30 sur VivaCité. Vous avez manqué l’émission ? Nous vous invitons à la revoir sur Auvio ainsi que sur différentes plateformes de Podcast.

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