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Retraite de Gilbert

Philippe Gilbert avant sa dernière course à Paris-Tours : "Je me sens prêt, c'est un passage et non une fin"

Interview de Philippe Gilbert avant la dernière course de sa carrière à Paris-Tours

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Philippe Gilbert vit en ce moment ses dernières heures en tant que coureur professionnel. Ce dimanche, la classique Paris-Tours sera la toute dernière course de sa carrière. À la veille de cet évènement de taille pour le cyclisme mondial, Phil a accepté de répondre aux questions de la RTBF. "J’ai enchaîné pas mal d’interviews ces derniers temps, mais bon, comme on va parler de ma dernière course, c’est vrai que c’est un peu particulier", reconnaît le champion.

"Honnêtement, au niveau de l’émotion, ça va. Le fait que j’ai fait le choix de cette retraite il y a très longtemps, il n’y a pas d’effet de surprise. Je me sens prêt. Ma tête est aussi un peu à l’évènement de la semaine prochaine, ma fête d’adieu à Valkenburg. Cette dernière course c’est un passage mais pas une fin. Dans 24 heures, quand je passerai la ligne d’arrivée à Tours, j’espère que je serai bien fatigué. Ça voudra dire que j’ai fait une bonne course et tout donné. Un état que l’on aime finalement quand on est coureur".

Je passerai à l’attaque dès que ce sera possible

Sur le vélo, Philippe Gilbert n’a plus rien à prouver mais il a travaillé pour quitter le cyclisme la tête haute. Sa forme est là, en témoignent ses deux TOP 10 sur ses cinq dernières courses. "Ce Paris-Tours permet d’être offensif et j’espère être là. Le vent annoncé laisse présager la présence de bordures et de cassures. J’espère être dans le premier groupe et entamer le final devant. Tout le monde sait que j’aime attaquer et je passerai à l’attaque dès que ce sera possible", promet Philippe.

"Mon choix était de disputer une saison entière. En arrivant en octobre, je pouvais soit arrêter en Lombardie ou ici à Paris-Tours. Le Tour de Lombardie est devenu une course trop difficile pour moi, avec trop de dénivelé. Le choix s’est donc porté sur Paris-Tours et cette course me tient aussi à cœur parce qu’en 2008, j’ai gagné ici ma première grande victoire. Ça reste de bons souvenirs et je suis heureux d’arrêter ici".

"Ce qui est important à mes yeux c’est de bien finir et de se sentir bien avec ça. Durant ma carrière, j’en ai connu des athlètes qui finissent tristes et à contrecœur, à cause d’un abandon, sur de la frustration ou ce genre de chose. Je me sens très heureux et chanceux de voir dans quelles conditions je peux terminer. On rêve toujours d’un résultat. J’étais content de finir 6ème à Binche, j’espère au moins faire le même style de course ce dimanche".

Dans 24 heures, tout s’arrêtera pour Philippe Gilbert. Quand on sait qu’une vie de coureur professionnel comporte énormément de sacrifices, est-ce que Phil est prêt à cette brutale transition ? "C’est difficile à dire. J’ai parlé avec des anciens coureurs et en général, ils disent que c’est vers fin décembre que c’est difficile, au moment où les équipes partent en stage, dévoilent les nouveaux maillots, etc. La nouvelle saison démarrera et moi je resterai à la maison. Je pense que c’est à ce moment-là que je prendrai vraiment conscience que c’est fini. Mais honnêtement, je ne redoute pas ce moment. Je suis aussi content de ne plus devoir partir à nouveau en stage et connaître cet hiver de cycliste extrêmement fatigant. J’ai hâte de vivre une fin d’année de manière bien plus relâchée", conclut Philippe Gilbert.

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