Cyclisme

Philippe Gilbert avant ses adieux à Paris-Tours : "Je me sens prêt à arrêter, mais je veux jouer un rôle dans le final !"

Philippe Gilbert

© Belga

Philippe Gilbert disputera dimanche la dernière course de sa carrière professionnelle sur les routes de Paris-Tours, une épreuve qu'il a réussi à remporter à deux reprises au cours de sa carrière. Et le coureur belge, qui se sent bien ces dernières semaines, rêve de réaliser le triplé. Mais il ne s'attend pas à recevoir des cadeaux de la part des autres coureurs, et il ne compte pas en faire non plus !

"Je suis heureux de terminer ma carrière au moment où je l'ai décidé, sur la course où je voulais le faire, a souligné Philippe Gilbert ce vendredi après-midi, lors d'une conférence de presse virtuelle. C'était important pour moi, je me sens prêt à arrêter ce chapitre de ma vie, j'ai vécu vingt belles années dans le peloton. Ma carrière a été pleine de voyages, d'émotions, et je suis prêt à me lancer dans quelque chose de neuf maintenant. Ma vie sera, par la suite, complètement différente, car celle d'un cycliste est assez unique : on voyage beaucoup, il y a beaucoup de stress... Mon futur ? En gros, c'est réglé, mais ce n'est pas le moment d'en parler !"

"Je suis satisfait de ce que j'ai fait au cours de ma carrière, de mes choix aussi, a repris le Champion du Monde 2012. Je n'y changerais pas grand-chose, c'était assez complet ! Je me considère comme un coureur attractif : attaquer de loin, prendre le risque de perdre... Je pense que c'est ce que le public attend. Ce que Remco a fait dans La Redoute sur Liège-Bastogne-Liège par exemple, ça me fait rêver !"

"Paris-Tours, la première grande victoire de ma carrière"

Paris-Tours, c'est une course de fin de saison qui a souri à deux reprises à Philippe Gilbert. La dernière de ses dix participations remonte à 2018, il s'était alors classé huitième.

"Paris-Tours, c'était une course différente au début de ma carrière, et j'ai toujours été très motivé à l'idée de rouler ici, a détaillé le Remoucastrien. En 2008, c'était la première grande victoire de ma carrière. J'avais déjà gagné deux fois le Volk, mais à l'époque, Paris-Tours était une course plus importante que le Circuit Het Volk, l'épreuve faisait partie de la Coupe du Monde. C'était aussi ma dernière victoire à la Française des Jeux, une victoire en France, c'était très symbolique. Et c'était un rêve de clôturer mes six ans à la FDJ de cette manière. La saison suivante, en 2009, j'ai à nouveau gagné cette course."

"Paris-Tours aujourd'hui, c'est une course idéale pour se montrer offensif, a enchaîné le coureur de l'équipe Lotto Soudal. On a fait la reconnaissance aujourd'hui, et dans les soixante derniers kilomètres, il y a plein d'opportunités pour passer à l'attaque et éviter un sprint massif. Je pense qu'on vivra une course mouvementée. Je ne m'attends pas à recevoir de cadeaux de la part des autres coureurs sur ma dernière course, et je ne compte pas en faire non plus. J'espère que la course se déroulera normalement ! Ces trois dernières années, je n'étais pas à mon meilleur niveau. Le Covid-19, les conséquences pour mon genou de ma seconde chute... Mais je termine ma carrière à un bon niveau, je suis monté en puissance ces dernières semaines. J'ai encore beaucoup aidé Arnaud De Lie sur Paris-Bourges, et j'espère jouer un rôle dimanche. Je ne veux pas me contenter d'une course anonyme, je veux me montrer dans le final avec les meilleurs et viser un bon résultat, comme à Binche-Chimay-Binche."

"Le feeling après la course sera différent, parce que je sais qu'il n'y aura pas de course la semaine suivante, s'est ensuite avancé le futur retraité. Mais ce n'est pas la première fois que je termine ma saison à Paris-Tours, je ne sais donc pas si ce sera différent ou non des autres années. Ensuite, j'aurai encore une semaine très chargée pour préparer ma fête d'adieu et cette course "non officielle" à Valkenburg, le 15 octobre."

Et ensuite, ce sera - enfin - l'heure de se poser... et de profiter de la vie.

"A Paris-Bourges, j'ai reçu mon poids en vin ! Les bouteilles sont dans le camion de l'équipe, je me réjouis de voir ce qu'il en restera quand je les récupérerai dans quelques semaines, j'espère qu'ils ne vont pas toutes les descendre !"

Philippe Gilbert, 6e sur Binche-Chimay-Binche : "C’est un peu dommage mais c’était bien de jouer le final"

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Sur le même sujet

Articles recommandés pour vous