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Pierre Richard, le grand blond gaffeur

Pierre Richard, le grand blond gaffeur
27 avr. 2022 à 12:542 min
Par viva+

Le 9 mars 1980, Selim Sasson accueille dans l’émission " Le monde du cinéma ", l’acteur, réalisateur, scénariste et producteur français, Pierre Richard. Pour le grand blond devenu une vedette comique du 7ème art français, c’est son film " Le distrait " qu’il a écrit et réalisé lui-même qui le révèle au public. C’était il y a dix ans, en 1970.

Envie de plus d’archives : www.auvio.be/sonuma

The close-up of Pierre Richard, actor, at before the premier of his film " Victor " in Lille, France on September 22nd, 2009.
Pierre Richard (Schauspieler), Portrt, geb.: 16. August 1934, S
France - Celebrities At French Open 2014 - Day 13

Pierre Richard est né Pierre-Richard Defays le 16 août 1934 à Valenciennes. Issu d’une famille d’industriels, on le destine à prendre la relève, la tête de l’entreprise. Mais le jeune Pierre a d’autres desseins. Détestant les études, adepte de l’école buissonnière, il suit des cours d’art dramatique au centre Dullin et chez Jean Vilar. Il rejoint ensuite la troupe de Maurice Béjart où se révèle sa fibre comique et son sens de la gestuelle. Avec Victor Lanoux, il écrit ses premiers sketchs que le duo écume dans les cabarets. Au fur et à mesure des prestations, Pierre Richard se forge l’image d’un hurluberlu maladroit et timide. Une image comme une seconde peau qui l’accompagnera tout au long de sa carrière.

En 1967, Pierre Richard est sollicité par Yves Robert qui lui confie un petit rôle dans le film " Alexandre le Bienheureux " avec Philippe Noiret. Fort de cette expérience l’acteur se mue en réalisateur. En 1970, il écrit et interprète " Le distrait ". Le public adhère. Il apprécie le côté gaffeur de l’artiste. Le succès étant au rendez-vous, Pierre Richard remet le couvert avec " Les malheurs d’Alfred ". Mais c’est véritablement en 1972, avec Yves Robert et " Le grand blond avec une chaussure noire " aux côtés d’une Mireille Darc à la robe échancrée dans le dos, que l’acteur impose son style et devient l’acteur comique le plus populaire en France. Le grand blond fait son retour deux ans plus tard. Parallèlement, Pierre Richard continue à réaliser et à écrire ses propres scénarios. En 1973, il confirme sa patte de personnage un peu poète et très gaffeur dans " Je sais rien mais je dirai tout "  ou encore en 1978, dans " Je suis timide mais je me soigne ".

Entretemps, quand l’acteur met un peu de côté la mise en scène, il joue pour Claude Zidi avec Jane Birkin, " La moutarde me monte au nez " et " La course à l’échalote ". Gérard Oury le dirige dans " La carapate " et Yves Robert dans " Le jumeau ". En 1976, il tient le rôle de François Perrin dans " Le jouet " de Francis Weber, réalisateur qu’il va retrouver pour trois autres films à succès avec pour compagnon de route Gérard Depardieu : " La chèvre ", " Les compères " et " Les fugitifs ". Il revient aussi en 1991 à la réalisation avec " On peut toujours rêver " et six ans plus tard avec " Droit dans le mur ". Dans les années 2000, c’est à nouveau le haro sur l’acteur qui après son retour à l’écran dans " Mariées mais pas trop tôt " en 2003 est sollicité de toute part. Il tourne dans " Le cactus " en 2005, dans " Le serpent " en 2007, " Victor " en 2009, " Et si on vivait ensemble " en 2011. En 2017, on le voit dans l’adaptation de la BD " Le petit Spirou ". Un an après, c’est Dany Boon qui l’appelle pour " Une jolie ch’tite famille ". Cette année-là, il joue aussi dans " Mrs Mills " de Sophie Marceau. Enfin, il fait partie d’une autre adaptation de bande dessinée, " Les vieux fourneaux " dont il partage l’affiche avec Roland Giraud et Eddy Mitchell.

On ajoutera en conclusion que le grand blond épicurien s’est aussi lancé dans la vigne. Il a acquis en 1986 le Domaine de l’Evêque, près de Gruissan où depuis il produit d’excellents breuvages.

 

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