Pierres tombales: un secteur en crise face à l'augmentation des crémations

Crémation : de plus en plus de succès

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Par Al.T avec La Première

En cette journée de Toussaint, nombreux sont ceux à se rendre dans un cimetière pour poser des fleurs ou nettoyer la tombe d'un proche. Des tombes qui sont de moins en moins nombreuses. Et pour cause. Les crémations sont en hausse et les belges sont toujours plus nombreux à se faire incinérer.

Une pratique qui ne fait pas les affaires des poseurs et graveurs de pierres tombales. Ben est graveur depuis une vingtaine d'années et il est formel. Avec cette concurrence, il a moins de travail. "Il y a 80% de crémation à Bruxelles donc le nombre de monuments funéraires descend en flèche", explique-t-il.

"Il y a beaucoup moins de travail qu'avant et beaucoup moins d'argent qui rentre aussi. Moins de gravure et moins de monuments". Pour pouvoir aujourd'hui s'en sortir, il est désormais contraint de se séparer de personnel. "Je suis tout seul. Avant on avait 4 ou 5 ouvriers qui faisaient tout à la main. Aujourd'hui, cela se fait au camion ou à la grue. Moins d'hommes qu'avant, c'est une évidence"

Celui-ci ajoute que si autrefois, il posait entre trois à quatre tombes par jour, la moyenne se situe aujourd'hui à trois ou quatre par semaine.

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