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Plafonner l'indexation des loyers à 2% à Bruxelles: l'opposition cdH dit non, DéFI dans la majorité n'en veut pas non plus

Céline Frémault.

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28 janv. 2022 à 15:44 - mise à jour 28 janv. 2022 à 16:52Temps de lecture1 min
Par Belga

Le cdH bruxellois ne soutiendra pas le gouvernement bruxellois si celui-ci valide la proposition de la secrétaire d'État bruxelloise au Logement, Nawal Ben Hamou (PS) de plafonner l'indexation des loyers à 2% pour 2022 et les années suivantes (dont la RTBF vous parlait jeudi), a indiqué la cheffe du groupe cdH au parlement bruxellois Céline Fremault.

"Au cdH bruxellois, on préfère les propositions qui rassemblent à celles qui divisent. Oui, des milliers de locataires sont en difficultés financières. Non, les propriétaires ne sont pas des grands méchants loups", a affirmé la cheffe de file des Humanistes au sein de l'assemblée bruxelloise, sur  Twitter.

Pour Mme Fremault, il revient "au groupe PS de la Chambre de prendre des décisions courageuses pour pallier le coût de l'énergie qui flambe. Sur le long terme, il serait plus efficace et durable de se pencher sur de nouveaux leviers permettant aux propriétaires d'améliorer rapidement les performances énergétiques des biens loués", a-t-elle encore dit.

De son côté, la limitation de l'indexation des loyers envisagée par le gouvernement bruxellois doit aussi concerner les logements publics, a estimé vendredi le PTB.

La mesure va fragiliser les locataires et les bailleurs

Du côté de DéFI, parti de la majorité bruxelloise, le député bruxellois et chef de groupe Emmanuel De Bock, s’interroge sur cette proposition "apparemment généreuse" alors que le PS n’envisage même pas, dit-il, "le plafonnement des taxes et impôts sur l’immobilier" : " S’il n’y a pas la moindre mesure équivalente en faveur des bailleurs sur les taxes et le précompte immobilier, cela ne sert à rien que le PS vienne avec ce genre de propositions. Pire, la mesure prônée par le PS va fragiliser les locataires et encourager les bailleurs à conclure dans le futur des baux d’un an qui seront renégociés chaque année afin d’intégrer l’inflation, à changer de locataire après 3 ans. Ces augmentations ont par ailleurs déjà eu lieu pour tous les baux dont la date d’anniversaire est passée (novembre-décembre-janvier), avec pour conséquence une double inégalité de traitement entre locataires d’une part et bailleurs d’autre part ".

 

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