Environnement

Pollution en Chine: "Progrès impressionnants" mais ozone en hausse

La Chine a enregistré une baisse "impressionnante" de la pollution de l'air par certains polluants, mais le niveau d'ozone constitue un nouveau défi, pointe une étude.

© MONEY SHARMA/AFP

18 janv. 2020 à 09:00Temps de lecture1 min
Par RTBF TENDANCE avec AFP

Des mesures efficaces

Le niveau moyen des particules très fines PM 2,5 a chuté de 27% entre 2015 et 2019, selon l'organisme CREA (Centre for Research on Energy and Clean Air). La tendance est encore plus marquée pour le dioxyde de soufre, irritant pour les voies respiratoires, dont le niveau moyen a chuté de 55% sur la même période. Un "progrès très impressionnant", note le CREA. 

Les progrès ont été obtenus principalement grâce à des mesures "de bout de chaîne", en filtrant les polluants avant qu'ils n'entrent dans l'atmosphère, souligne Lauri Myllyvirta, auteur de l'étude.

Ces dernières années, "la plupart des centrales électriques au charbon ont été modernisées pour se conformer aux nouvelles normes d'émissions. Actuellement, l'accent est mis sur la mise en œuvre de modernisations similaires dans l'industrie sidérurgique", a déclaré M. Myllyvirta. Mais "si la consommation de charbon continue d'augmenter, il sera de plus en plus difficile de faire des progrès en matière de qualité de l'air", souligne-t-il.

Nouveaux défis

Mais le tableau n'est pas complètement idyllique: les niveaux d'ozone ont augmenté de 11% entre 2015 et 2019, souligne l'étude. Ce gaz peut entraîner des crises d'asthme et des baisses des fonctions cérébrales. Avec le dioxyde d'azote, un autre polluant, il constitue "les nouvelles frontières de la guerre menée par la Chine contre la pollution".

L'ozone et le dioxyde d'azote sont par ailleurs "plus difficiles à contrôler avec des filtres", note le rapport.

L'exposition à ces deux gaz est à l'origine de centaines de milliers de décès prématurés en Chine chaque année.

En septembre, AirVisual a indiqué que Pékin pourrait quitter le classement des 200 villes les plus polluées au monde en 2019. Les niveaux de particules PM 2,5 y sont cependant en moyenne toujours quatre fois supérieurs aux niveaux recommandés par l'OMS.

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