Le 6/8

Pompe à chaleur ou chaudière à pellets : quelle alternative choisir à la place du gaz ou du mazout ?

Se chauffer autrement

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30 mars 2022 à 10:02Temps de lecture3 min
Par François Saint-Amand

Face à la flambée énergétique, Caroline Sury, journaliste à L’Écho, a relevé deux alternatives pour éviter de dépenser toutes ses économies dans le chauffage traditionnel au gaz ou au mazout.

Inutile de rappeler la hausse vertigineuse des prix du carburant et de l’énergie. La question se pose logiquement dans beaucoup de ménages : comment abandonner le gaz et le mazout de chauffage pour un avenir financier plus serein ?

Il existe bien deux solutions pour s’orienter vers une transition énergétique favorable au consommateur. Elles coûteront cher dans un premier temps mais préserveront considérablement le pouvoir d’achat sur la durée.

La pompe à chaleur

Alternative qui a son petit succès dans certaines habitations, la pompe à chaleur. Elle puise la chaleur dans l’air, l’eau ou le sol et ne dépend donc plus d’un combustible.

Mais il faut être conscient de ses quelques inconvénients :

  • Selon les modèles, elle nécessite un grand terrain ou un espace extérieur pour installer le reste de la machine
  • N’installez pas de pompe à chaleur si votre habitation est mal ou pas isolée "car elle va pomper à mort en électricité" prévient Caroline Sury. Petite astuce, combinez donc une pompe à chaleur avec des panneaux photovoltaïques pour activer cette pompe à chaleur.
  • Son prix d’achat est considérable : comptez entre 5000€ et 10.000€ pour une pompe air-air ou air-eau et pour les pompes à chaleur qui puisent l’énergie dans le sol, le prix grimpe à 15.000€ voire 25.000€

En résumé, la pompe à chaleur est l’alternative idéale dans une maison bien rénovée ou bien isolée, ou dans une nouvelle construction.

Enfin, dès le mois de juin, la Région wallonne octroie un avantage financier intéressant : plus besoin de recourir à un audit énergétique ou de réaliser certains travaux pour toucher une prime chauffage pour investir dans des systèmes de chauffage qui n’emploient plus le gaz ou le mazout.

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La chaudière à pellets

Et un autre système qui pourrait jouir d’une nouvelle popularité, c’est le pellet, d’autant plus si votre habitation est mal ou peu isolée. Remplacez votre chaudière à mazout ou à gaz par une chaudière à pellets, à ne pas confondre avec le poêle à pellets, une autre alternative.

Encore une fois, il faudra débourser entre 15.000€ et 20.000€ et il faut prévoir un espace de stockage. Mais gros avantage, ce combustible est renouvelable et a un prix plutôt stable sur la durée.

Cette affirmation peut étonner quand on sait que le prix du pellet à lui aussi augmenté ces derniers temps avec la hausse généralisée des prix énergétiques.

En réalité, le coût de ce combustible dépend d’autres facteurs que les ressources énergétiques habituelles rassure Caroline Sury. Le pellet est un déchet formé par les sciures de bois. Avec la pandémie, l’activité dans les scieries s’était totalement interrompue. Moins de sciure implique moins d’offres au moment de la reprise.

Par ailleurs, le stock n’a pas pu être considérablement renouvelé depuis, à cause du mauvais temps qui a rythmé presque tout l’été en Europe. "C’est une situation exceptionnelle qui n’est pas liée aux fluctuations des marchés financiers ni à des tensions géopolitiques et clairement, cela va aller mieux" promet la journaliste de L’Écho.

Getty Images/iStockphoto

Et le pellet dans les prochaines années ?

Sur le plus long terme donc, plusieurs éléments rassurent sur une éventuelle pénurie de pellets et une hausse drastique de leurs prix, souligne la chroniqueuse du 6-8.

Tout d’abord, il faut savoir que le prix des pellets est stable depuis 10 ans.

"En Belgique, on produit chaque année 850.000 tonnes de pellets mais on en consomme qu’un peu plus de la moitié, 500.000 et dans ce nombre, il y a aussi des exportations. Si la Belgique décide d’arrêter ses exportations, elle pourra doubler cette consommation locale de ce combustible" prévoit-elle, tout en soulignant l’augmentation de la capacité de production et de stockage des producteurs de pellets en Belgique : celle-ci devrait s’agrandir de 25 à 30% d’ici 2024. "Donc clairement on peut encore voir venir".

Retrouvez les bons plans "économie et technologie" de Caroline Sury et bien d’autres chroniques tous les jours de la semaine dans Le 6-8 sur La Une.

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