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Port de Bruxelles : le prochain exploitant du terminal à conteneurs devra établir un plan de décarbonation

La Région bruxelloise et le Port de Bruxelles demandent au futur exploitant du terminal à conteneurs du Port de Bruxelles de minimiser son impact environnemental en établissant un plan de décarbonation.

Ce terminal à conteneurs, propriété du Port de Bruxelles, est exploité depuis 2003 par des sociétés spécialisées avec lesquelles le Port conclut des contrats de concession. Le contrat en cours actuellement arrive à échéance en juillet 2023.

Après avoir décidé, en novembre dernier, de tripler la superficie de ce terminal à conteneurs, le Port de Bruxelles lance à présent un appel à candidats pour son exploitation et le développement de son extension. Cette extension permettra d’y déployer des activités logistiques et d’augmenter sa capacité de transbordement.

Amplifier le report de la route vers la voie d’eau et réduire la pollution

Selon le Port de Bruxelles et le ministre bruxellois de l’Environnement Alain Maron, également en charge de la tutelle sur le Port, l’octroi de cette nouvelle concession sera assorti de critères de durabilité sans précédent afin d’amplifier le report modal de la route vers la voie d’eau et ainsi de réduire les émissions bruxelloises de gaz à effet de serre.

Ces critères environnementaux portent notamment sur le groupage de marchandises et le développement d’activités de distribution urbaine ; la mise en place d’une mobilité durable ; l’utilisation d’énergies renouvelables pour le transport et les bâtiments ; l’obtention des labels CO2 neutre et entreprise écodynamique ; et la réduction de l’imperméabilisation des sols.

Le futur exploitant devra également élaborer un plan qui dressera la trajectoire de décarbonation qu’il mènera sur l’ensemble du site et de ses activités (transbordement, activités logistiques à haute valeur ajoutée, bâtiments, etc.). Cette trajectoire sera évaluée et ajustée régulièrement durant toute la durée de la concession.

"Une ordonnance qui fixe des objectifs climatiques ambitieux"

En matière d’espaces verts, le projet d’extension du terminal va plus loin que la prescription du Plan Régional d’Affectation du Sol (PRAS), en prévoyant l’aménagement de 2200 m² additionnels de zone verte.

Ce cahier des charges environnemental établi à l’attention du futur exploitant pour minimiser l’impact environnemental du terminal s’inscrit dans le droit fil de l’ordonnance climat fixant, depuis l’an dernier des objectifs climatiques "ambitieux": une réduction de minimum 40% des gaz à effet de serre en 2030 et la neutralité climatique en 2050, a rappelé le ministre, par voie de communiqué.

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