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Pour Barbara Trachte, les entreprises bruxelloises se doivent d’être "un exemple social et environnemental"

L'invité de Matin Première: Barbara Trachte

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07 févr. 2022 à 08:46 - mise à jour 07 févr. 2022 à 08:53Temps de lecture2 min
Par Anthony Roberfroid, d'après l'invité de Matin Première

Boire un café en matinée, déjeuner dans un restaurant sur son temps de midi ou encore emporter un repas avant de rentrer chez soi, tant d’habitudes qu’avaient les travailleurs et qui ont été impactées par le coronavirus. Avec le télétravail, ils sont nombreux à avoir quitté leur bureau de la capitale pour travailler à domicile. Et cela risque de ne pas s’améliorer puisque de nombreuses entreprises envisagent de limiter la taille de leurs bureaux et d’instaurer le télétravail de manière structurelle.

Ce changement d’habitudes met en difficulté l’économie bruxelloise et le gouvernement régional devra réagir pour redynamiser le poumon économique du pays.

Une vision partielle de l'impact de la crise

La crise a eu un impact énorme mais la vision globale des conséquences de la crise est encore partielle comme le révèle Barbara Trachte, secrétaire d’Etat à la Région de Bruxelles-Capitale, chargée de la transition économique, au micro de Thomas Gadisseux dans l’Invité de Matin Première : "Nous sommes dans une situation qui est en partie artificielle parce qu’il y a de nombreuses aides, tout d’abord du fédéral avec le chômage temporel et le droit passerelle, mais aussi des aides régionales qui vont notamment venir soutenir les secteurs les plus touchés. Il y avait aussi un moratoire sur les faillites qui n’existe plus juridiquement mais qui existe toujours sur le terrain. Donc nous devons monitorer la situation au jour le jour", explique la secrétaire d’Etat.

Néanmoins, la crise du coronavirus, combinée à la crise de l’énergie, est bien ressentie dans la population. C’est pourquoi le gouvernement bruxellois compte prendre un train de mesures afin d’aider davantage les secteurs les plus touchés : "Nous préparons de nouvelles aides sous forme de prime pour des secteurs qui sont aujourd’hui entravés dans leur fonctionnement", signale Barbara Trachte. "Il faut les aider à faire face aux factures et frais fixes qui ont continué alors que leur activité était impactée. Nous travaillons donc à proposer des primes, des prêts et une série d’autres mesures qui aident les entreprises à se réorienter, à transformer leur activité, à recourir à de la remédiation et de réorganisation judiciaire plutôt que des faillites", ajoute-t-elle.

Bruxelles, exemple social et environnemental

Face à la crise climatique et aux changements dans le monde du travail dus à la crise du coronavirus, Bruxelles devra se réinventer et préparer son futur. L’accord du gouvernement fixait d’ailleurs la condition d’avoir une aide économique en région bruxelloise uniquement si elles sont exemplaires socialement et écologiquement durables, comme le détaille la secrétaire d’État : "À l’horizon 2030, toutes les aides économiques incitatives régionales ne seront plus accessibles qu’à des entreprises qui sont exemplaires sur le plan social et environnemental. Nous pensons que c’est bon pour l’environnement, pour les conditions de travail et que c’est aussi plus résiliant quand une crise se présente, comme celle que nous avons connue avec le covid. Et nous pensons que c’est une source d’opportunités pour les entreprises".

Et d’ajouter : "Tout le monde le dit, y compris la Commission européenne, ceux qui vont bouger en premier dans l’exemplarité environnementale seront ceux qui vont gagner deux fois : ceux qui vont être les premiers sur des nouveaux marchés et ceux qui seront ensuite recopiés, qui deviendront des exemples".

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