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Pour Cyril Evrard, l’étoile montante de la planche à voile belge, 2022 sera une année-charnière importante

Pour Cyril Evrard, 2022 sera une année-charnière

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Le Namurois de Waret-la-Chaussée (Eghezée) est impatient de reprendre les compétitions cette année. Cyril Evrard, 18 ans, vise principalement le Championnat du monde U21 en avril (en Turquie), et le Championnat d’Europe U21 en août (en Italie), les deux en slalom, mais il va surtout participer à plusieurs compétitions internationales en "IQ Foil", la nouvelle jauge olympique.

Son programme de préparation est donc très dense, non seulement aux Pays Bas (en Zélande), son spot habituel, où il va augmenter sa charge d’entraînements, mais aussi en Espagne (à Ténérife, Canaries) où il sera en stage durant tout ce mois de février.

On peut donc parler d’année-charnière pour lui. Il s'agit de s’affirmer dans une catégorie d’âge qui se rapproche nettement du top-niveau adulte, et où la concurrence devient de plus en plus solide.

L’année 2021 de Cyril Evrard a été satisfaisante, avec un Top 5 au Championnat du monde U21 de slalom et un Top 10 au Championnat d’Europe U21 de la même discipline, alors qu’il était évidemment parmi les plus jeunes concurrents.

Cela suivait un titre de Champion du monde U20 de slalom en 2020 (il avait 16 ans), et une victoire au Championnat du monde U16 de vitesse en 2018 (il avait 14 ans), pour ne reprendre que quelques lignes de son palmarès déjà très riche.

Un calendrier 2022 bien rempli, et bien sûr une transition en vue du rêve olympique

On l’a compris, Cyril Evrard a toujours été très précoce, et il mérite bien d’être considéré comme l’étoile montante de la planche à voile belge. Lui qui est, en plus, le seul Wallon parmi les meilleurs compétiteurs du pays.

Il performe donc depuis longtemps en slalom et en vitesse, mais il va désormais accentuer son activité en "IQ Foil", qui ne propose des compétitions internationales que depuis deux ans. Avec en point de mire, bien sûr, une participation aux Jeux olympiques.

"Aux JO, c’est la seule discipline qui représentera la planche à voile, sous forme de régates, comme pour les dériveurs et catamarans" précise-t-il, "Et la Belgique, si elle se qualifie, via des compétitions internationales, ne pourra y envoyer qu’un représentant".

Cette nouvelle jauge olympique est très spectaculaire. Et Cyril apprécie particulièrement : "Le foil, c’est la même technologie que sur les trimarans et monocoques des grandes transatlantiques, ou encore en Coupe de l’America, que tout le monde connaît. Ca permet de littéralement de voler, jusqu’à 1 mètre au-dessus de l’eau, et d’aller vraiment très vite. Mon record est de l’équivalent de 81 km/h, et le record mondial est de 98 km/h".

Le rêve olympique est bien sûr là pour Cyril, mais sans précipitation : "Je vais tout faire pour Paris 2024. Ce serait génial, au moins pour découvrir ce niveau et tirer des enseignements pour encore m’améliorer. Mais je n’aurai que 21 ans. Par contre, pour Los Angeles 2028, je serai au seuil de la tranche d’âges de maturité dans cette spécialité. Les meilleurs mondiaux ont entre 25 et 28 ans".

 

Voilà pourquoi 2022 sera pour Cyril Evrard une saison déterminante, en termes d’évolution, de confirmation dans une transition nécessaire, en "IQ Foil", s'il veut réaliser son rêve olympique.

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