Espace

Pour ses dix ans sur Mars, Curiosity part explorer une nouvelle région

Cette photo de la NASA publiée le 7 juin 2018 montre un autoportrait en contre-plongée de la sonde Curiosity Mars de la NASA.

© AFP

04 août 2022 à 14:15Temps de lecture2 min
Par Belga édité par R.V.

Arrivé il y a dix ans sur Mars, Curiosity, le robot explorateur de la Nasa, va se diriger vers une nouvelle zone de la planète rouge afin de poursuivre ses explorations.

Le rover, qui avait une durée de vie programmée de deux ans lors de son arrivée sur Mars le 6 août 2012, joue les prolongations: en avril, son activité a une nouvelle fois été rallongée par la Nasa jusqu'au mois de septembre 2025.

Pour cette nouvelle période de sa "vie" martienne, le robot s'apprête à découvrir une région dont le sol est essentiellement composé de sulfates, ce qu'il n'a pas encore étudié.

"Cette zone, qu'on voit beaucoup sur Mars, marque une transition climatique vers l'aridité et l'asséchement qu'on connaît désormais", explique Olivier Gasnault, scientifique responsable France de ChemCam, un instrument franco-américain embarqué sur Curiosity.

Mars jadis habitable

"La principale conclusion qu'on peut tirer des études menées par Curiosity, et c'était l'un des objectifs de la mission, c'est que Mars fut habitable pour une forme de vie simple", se réjouit Valérie Mousset, cheffe de projet du "Mars Science Laboratory" (MSL) et Curiosity au Centre national d'Études spatiales (CNES) de Toulouse.

"Il y avait de l'eau liquide et stable, et la présence des molécules nécessaires à la vie microbiologique", ajoute-t-elle.

Sur un rythme moins soutenu, afin de ménager ses capacités, le robot s'avance vers une vallée large de 800 m, au fond de laquelle les scientifiques pensent entrevoir les vestiges d'un canal. "On se demande si ce n'est pas l'un des derniers écoulements sur Mars", indique Olivier Gasnault qui espère vérifier cette hypothèse.

"Curiosity a permis un changement d'échelle dans l'exploration planétaire, en amenant un petit laboratoire sur place, mais aussi d'établir des stratégies et de se poser les bonnes questions pour les prochaines missions", expliquait Olivier Gasnault dans les locaux de CNES, quelques jours avant le dixième anniversaire de l'atterrissage du robot.

Le scientifique cite l'exemple de SuperCam, un autre outil construit avec la participation du CNES "grâce à tout ce qu'on a appris pour en faire un instrument meilleur".

Cet appareil embarqué par Perseverance, le dernier rover arrivé sur Mars en 2021, est capable d'analyser les éléments chimiques susceptibles de former des minéraux mais a pu aussi enregistrer les premiers sons martiens en mai 2021, tout en conservant une forte maniabilité.

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