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Guerre en Ukraine

Pourparlers, bombardements, sanctions : le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie ce mercredi soir

Un pompier marche parmi les dégâts dans l'entrée d'un bâtiment après le bombardement par les forces russes de la place de la Constitution à Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine, le 2 mars 2022.
02 mars 2022 à 22:49Temps de lecture3 min
Par AFP

Le 24 février, la Russie de Vladimir Poutine lançait une offensive en Ukraine. Après presque une semaine, quelle est la situation sur le terrain, les réactions internationales, les sanctions ? Voici le point sur les événements de la journée. 

Pourparlers avec cessez-le feu au menu

Des pourparlers russo-ukrainiens commenceront jeudi matin dans un lieu déterminé "ensemble", a indiqué le négociateur russe Vladimir Medinski. Un cessez-le-feu sera au menu des discussions, selon Moscou. 

La présidence ukrainienne a confirmé qu'une délégation était en route.

Près de 500 soldats russes morts

Moscou a également dévoilé mercredi son premier bilan de militaires russes tués dans cette offensive, annonçant la mort de 498 de ses soldats et 1.597 blessés.

L'assemblée générale de l'ONU exige l'arrêt de la guerre 

L'Assemblée générale de l'ONU a adopté mercredi une résolution exigeant "que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l'Ukraine", lors d'un vote approuvé massivement par 141 pays, 5 s'y opposant, et 35 s'abstenant dont la Chine.

Troupes aéroportées et bombardements à Kharkiv

Des troupes aéroportées russes ont débarqué à Kharkiv (est) dans la nuit de mardi à mercredi et ont "attaqué un hôpital" local, ont déclaré les forces armées ukrainiennes, faisant état de combats en cours dans la deuxième ville d'Ukraine.

Au moins quatre personnes ont été tuées et neuf ont été blessées dans des bombardements visant le siège des services de sécurité et une université.

La métropole avait déjà été bombardée mardi (21 morts selon le gouverneur régional).

Dans la soirée, une importante explosion près d'une gare à Kiev a également été entendue. 

"Catastrophe humanitaire" à Kherson

L'armée russe a affirmé mercredi matin avoir pris le "contrôle total" du port de Kherson (sud), proche de la Crimée, cible d''intenses bombardements.

Le maire de la ville, Igor Kolykhaïev, a évoqué une "catastrophe humanitaire". 

L'armée russe s'est déjà emparée d'un autre port clé de l'Ukraine, au bord de la mer d'Azov, celui de Berdiansk, et attaque celui de Marioupoul (sud-est), dont la prise lui permettrait d'assurer une continuité territoriale entre ses forces venues de Crimée et celles venues des territoires séparatistes du Donbass plus au nord. 

Des bombardements ont également frappé la ville de Jitomir, à 150 kilomètres à l'ouest de Kiev. Au moins trois personnes y ont été tuées, selon des habitants.

Couloirs humanitaires

Le ministère russe de la Défense a annoncé mercredi la mise en place de couloirs humanitaires pour permettre la sortie des civils des villes ukrainiennes les plus exposées, notamment Kiev, Kharkiv et Marioupol. 

De nouvelles sanctions

L'Union européenne a confirmé que sept banques russes, dont la deuxième banque du pays VTB, seraient, à compter du 12 mars, exclues du système de messagerie Swift, rouage-clé de la finance internationale. 

La mesure épargne cependant la première banque russe Sberbank - dont la filiale européenne a déposé le bilan mercredi - et Gazprombank, bras financier de Gazprom. 

L'interdiction européenne des chaînes russes RT et Sputnik, accusés, de "désinformation", est entrée en vigueur.

L'UE et les Etats-Unis ont également annoncé de nouvelles sanctions contre le Bélarus, en représailles de son aide à la Russie.

Pétrole et gaz à de nouveaux records

Les cours du pétrole ont clôturé au plus haut depuis près d'une décennie mercredi, tandis que le gaz naturel et l'aluminium atteignaient de nouveaux records historiques.

La flambée des cours de l'or noir est repartie de plus belle après la décision des pays exportateurs de l'Opep+, menés par l'Arabie saoudite et la Russie, de ne pas augmenter plus que prévu leur production.

Près de 900.000 réfugiés

Le nombre de réfugiés fuyant l'Ukraine pour les pays voisins a encore bondi pour atteindre près de 900.000 personnes depuis le 24 février, selon le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés.

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