Espace

Pourquoi le détecteur de matière noire le plus puissant du monde n’en a toujours pas trouvé ?

14 juil. 2022 à 13:30 - mise à jour 15 juil. 2022 à 07:55Temps de lecture2 min
Par Chloé Rosier

Dans le Dakota du Sud (USA), le détecteur de matière noire le plus puissant du monde est à la recherche de cette théorie physique qui n’a pas encore pu être prouvée. Où est la matière sombre ?

Selon la théorie actuelle la plus acceptée, la matière noire existe (entre autres) pour garder les galaxies et leurs composantes ensemble pour que rien ne s’éparpille dans l’univers. Sans elle, nous ne pourrions pas exister et notre univers ne serait en rien ressemblant à ce qu’il est. Cependant, si la théorie se tient, aucun instrument n’a pour l’instant pu en détecter… C’est un des plus grands mystères scientifiques et astronomiques de notre époque.

Récemment, en Australie, un détecteur de matière sombre, à ondes acoustiques à cristal de quartz, a détecté des signaux que les scientifiques ne s’expliquent pas, il n’y a toujours pas trace de matière noire !

Le détecteur américain, le plus puissant du monde, a été construit dans une ancienne mine d’or à un kilomètre sous terre près de Lead dans le Dakota du Sud, à l’intérieur d’un réservoir en titane rempli d’un gaz liquéfié rare, le xénon. Sous terre, dans un réservoir géant (le cryostat), contenant un deuxième réservoir, entouré par le titane le plus pur du monde, presque tous les rayons cosmiques et les particules qui nous entourent et nous traversent tous les jours sont bloquées. De cette manière, il ne pourrait y avoir que les particules de matière noire qui arrivent jusqu’au détecteur.

Les scientifiques attendent qu’une particule de matière sombre passe dans la cuve de xénon liquide, dans le réservoir intérieur et percute un noyau de xénon, créant un flash lumineux qui permettrait de prouver son existence, explique ScienceNews.

Matthew Kapust/Sanford Underground Research Facility

Entre 10% et 50% de chance de trouver une particule de matière sombre

Mais depuis deux mois que le détecteur a été mis en service (après 5 ans de construction, un retard pris à cause de la pandémie), rien n’a encore été découvert. Les chercheurs ne semblent pourtant pas encore inquiets, comme l’explique Space.com, ils ne s’attendent pas à voir des particules de matière noire tous les jours mais bien un ou quelques-uns par an. L’équipe de 250 scientifiques estime qu’ils obtiendront 20 fois plus de données au cours des deux prochaines années.

À la fin de l’expérience, les chances de trouver de la matière noire avec cet appareil sont "probablement inférieures à 50% mais supérieures à 10%", a déclaré Hugh Lippincott, physicien et porte-parole de l’expérience, lors d’une conférence de presse.

Reste à attendre de voir les résultats qui prouveraient enfin cette théorie.

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