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Premier League - Football

Premier League – Phil Jones, entres larmes et précautions, pour oublier deux ans d’un interminable calvaire

Premier League – Phil Jones, entres larmes et précautions, pour oublier deux ans d’un interminable calvaire
06 janv. 2022 à 06:002 min
Par Antoine Hick

Certaines images valent parfois plus que mille mots. Celle de Phil Jones, défenseur de Manchester United ému aux larmes après la rencontre face à Wolverhampton, a ému plus d’un observateur.

Démarche fébrile, yeux mouillés, visage fermé et main sur le blason, Jones a quitté la pelouse d’Old Trafford bien après ses coéquipiers. Comme pour savourer ce moment. Comme pour profiter jusqu’à la dernière goutte de cette titularisation offerte par Ralf Ragnick, son entraîneur.

Une titularisation dont Jones n’osait plus rêver. Pour éviter une nouvelle désillusion. Pour ne pas se voiler la face et se mettre à espérer que l’impossible se réalise enfin. L’impossible pour lui qui, disons le franchement, résidait dans le banal pour d’autres. Jones voulait juste pouvoir rejouer. Refouler une pelouse, regoûter aux joies d’un contrôle de balle ou d’un duel aérien.

Mais il a, pendant trop longtemps, dû s’avouer vaincu, meurtri par un genou qui ne lui laissait aucun répit. Son dernier match, Jones l’avait disputé en janvier 2020 (!) contre Tranmere en FA Cup. Depuis, deux ans se sont écoulés. 2 ans d’un calvaire interminable, deux ans de rééducation, d’espoirs puis de rechutes et finalement d’éphémères apparitions sur le banc mancunien.

Old Trafford, un stade qu’il connaît par coeur

Pas encore à 100% après la “pire période de sa vie” (sic), il s’attendait à être réserviste face à Wolverhampton. Mais face à l’avalanche de blessures en défense (Maguire, Bailly et Lindelöf out), Rangnick a fait finalement appel à lui.

Et après 708 jours d’abstinence, Jones a enfin refoulé un terrain. Dans son style atypique : un peu bourrin par moments et pas toujours fiable dans ses déplacements. Mais avec un cœur gros comme ça, probablement exalté par les semaines de frustration.

Malgré la défaite (0-1), il est à créditer d’une prestation globalement très bonne qui lui a valu les hommages de la légende de la maison, Rio Ferdinand : “Je lui tire mon chapeau. Pour quelqu’un qui revient de nulle part comme ça, il a été bon. Et ce n’est pas facile, loin de là. Je suis content qu’il s’en soit sorti sans rechute.”

Emu, Jones a, lui, donc quitté la pelouse en larmes, exhorté par un public acquis à sa cause, qui a redoublé d’applaudissements à sa sortie. Un bel hommage pour ce guerrier de la maison mancunienne, qui ne sera jamais le plus élégant, mais qui incarne, sans doute mieux que quiconque du noyau actuel, l’esprit de United.

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