Prendre le contrôle des lampadaires avec son smartphone ? C’est possible dans une ville du nord de la France

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08 janv. 2022 à 12:51Temps de lecture1 min
Par Estelle De Houck

A partir du mois de février, les habitants d’Epron pourront allumer l’éclairage public à l’aide de leur smartphone. Grâce à l’application "J’allume ma rue", cette petite ville du Calvados entend bien faire des économies d’énergie. L’expérimentation devrait durer entre trois et cinq mois.

Comment ça marche ? "Son fonctionnement est très simple", se réjouit le maire d’Epron au Figaro. "L’appli vous attribue un numéro d’identification géolocalisé qui vous permet d’éclairer la rue où vous vous trouvez."


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Attention, préférez le terme de "secteur" à celui de "rue". Car, comme l’explique le quotidien français, le réseau d’éclairage d’Epron est composé de dix armoires électriques (trois sont utilisées dans l’expérience). Ainsi, lorsqu’un habitant voudra allumer un lampadaire, il allumera tous ceux contrôlés par l’armoire électrique sollicitée. Ces éclairages publics seront alors éclairés entre deux et quatre minutes.

A noter que l’application n’est utilisable qu’entre minuit et six heures du matin. Elle est entièrement gratuite et garantit l’anonymat de l’utilisateur.

Quelles économies ?

Ce genre de technologie a bien entendu un coût. Selon Le Figaro, le Syndicat Départemental d’Énergies du Calvados (SDEC) aurait dépensé 1400 euros de fourniture pour chacune des trois armoires électriques utilisées dans l’expérience. "Sans compter les 300 euros de plus par armoire pour la pose."

Mais selon le maire de la ville, "J’allume ma rue" permettrait à la commune de faire des économies d’énergie : entre 6000 à 10.000 euros par an, précise-t-il au quotidien français.


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L’application présente également un intérêt environnemental pour la commune puisque l’éclairage a tendance à perturber la biodiversité. Réduire cette lumière permet donc de protéger davantage les espèces nocturnes.

A noter que cette application normande existe déjà depuis 2015. En 2019, elle était utilisée par plus d’une dizaine de communes françaises.

A voir aussi, ce reportage dans notre JT du dimanche 9 janvier :

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