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Près d’un millier de manifestants contre la bétonisation du champ des Cailles

13 févr. 2022 à 19:50Temps de lecture1 min
Par Belga

Environ 850 personnes selon les organisateurs et 900 personnes selon la police de Bruxelles-Marlow (Watermael-Boitsfort, Uccle et Auderghem) ont manifesté dimanche après-midi, à compter de 14h00, depuis l’avenue des Archiducs jusqu’à l’avenue des Cailles, pour réclamer la préservation du champ des Cailles situé à Watermael-Boitsfort.

Cette mobilisation dénonce le lancement, le 21 décembre dernier, par la société du logement de la Région de Bruxelles-Capitale (SLRB), d’un marché public pour la construction de 70 logements sociaux sur un quart de la superficie de ce terrain agricole. Les participants s’opposent à une bétonisation d’un espace vert qui est, selon eux, non nécessaire. Ils estiment en effet que des logements pourraient être déployés sur des sites déjà urbanisés. Les manifestants refusent de plus "la mise sous tutelle publique" du projet citoyen d’agriculture urbaine qui s’est déployé sur le champ.

 

"Nous ne nous opposons pas à la création de logements sociaux dans le quartier (qui en compte déjà 59%), ni à Watermael-Boitsfort (qui en compte déjà 18%)", a expliqué le collectif citoyen des Amis du champ des Cailles dans un communiqué. "Nous estimons toutefois essentiel de mettre fin à la bétonisation des sols alors que des alternatives existent et même s’imposent." Le collectif appelle à déployer des politiques pour contraindre les promoteurs immobiliers à reconvertir les nombreux bureaux vides en appartements et à fournir des logements à des prix abordables pour la population bruxelloise.

Olivier De Schutter, rapporteur de l’Onu sur l’extrême pauvreté et les droits humains, et parrain de l’ASBL La Ferme du Chant des Cailles, a défendu qu' "il faut cesser d’opposer l’accès au logement pour les ménages défavorisés à la préservation des espaces verts dans la ville". Il a ajouté que "nous sommes très loin, à Bruxelles, d’avoir épuisé toutes les possibilités permettant de garantir le droit à un logement abordable pour toutes et tous. Cette équation n’est pas impossible à résoudre. Elle ne passe pas par la bétonisation."

Plus de 9000 citoyens ont de plus signé une pétition pour s’opposer au projet.

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