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Présidence de DéFi: François De Smet attaque ses adversaires

Michaël Vossaert, f

© D. R./Belga

Briguer la présidence d’un parti politique ou tenter de conserver son mandat à la tête de celui-ci : un rude combat où tous les coups (ou presque) sont permis. Chez DéFI, François De Smet, qui sollicite une nouvelle fois le soutien des militants avec une élection prévue le 4 décembre prochain, vient de sortir la sulfateuse dans un post Facebook. Le président des amarantes attaque ses deux adversaires, sans jamais les nommer.

Il y a des limites à ce qui est acceptable

"Je ne suis pas du genre à me plaindre. Je prends en général sur moi", écrit-il en préambule. "Mais il y a des limites à ce qui est acceptable dans une campagne interne. Passer trois semaines à téléphoner à chaque membre, un à un. Au point de ne plus faire que cela et de ne plus participer à aucune réunion, rien. Ne jamais parler de son propre programme. Ne faire que dénigrer son adversaire, avec toujours les mêmes mensonges. Parier que l’addition des petites colères, amertumes et frustrations suffira à vous faire roi. Ne jamais parler de fond. C’est tout ce que je déteste en politique."

Une salve adressée à qui ? Pascal Goergen, le candidat wallon à la présidence ? Michaël Vossaert, député régional, le candidat bruxellois ? En tout cas, pour François De Smet, issu de la société civile avant d’être propulsé président de parti, "ça ne paiera pas. Je connais mieux ce parti et ses militants que l’on croit", écrit-il en conclusion.

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Ce qui est certain, c’est que l’adversaire le mieux placé demeure Michaël Vossaert. Une bonne raison ? Il a le soutien du clan Maingain, Olivier surtout, président historique du mouvement, qui conserve une influence certaine sur un grand nombre de militants. S’il a poussé François De Smet à prendre sa succession en décembre 2019, le bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert préfère aujourd’hui miser sur le candidat Vossaert. Une réorientation après certaines prises de position de François De Smet.

Un exemple : le houleux débat bruxellois sur l’abattage rituel, Maingain estimant que la ligne présidentielle et le dépôt d’un texte DéFi imposant l’étourdissement servaient les intérêts de partis flamands et/ou extrémistes comme la NV-A et le Vlaams Belang. Une "faute politique irréparable" avait déclaré Olivier Maingain. Autre pomme de discorde : le rapprochement (la fusion ?) entre DéFI et les Engagés, en préparation depuis plusieurs mois. Sans oublier le développement de DéFi en Wallonie, que d’aucuns parmi le clan Maingain jugent moins rapide que prévu.

"Ce sont des militants de Bruxelles, de la périphérie, de la Wallonie qui m’ont convaincu de me présenter. Mais cela ne m’empêche pas d’avoir des convergences avec Olivier Maingain et je ne cracherai pas sur son soutien", nous disait en tout cas Michaël Vossaert début octobre. Récemment, celui-ci réunissait ses soutiens dans un café, dont des mandataires locaux bruxellois ainsi que Jonathan Martin, ancien président de DéFI Wallonie.

Cette publication n’est pas de nature à apporter de la sérénité

"Je ne me sens pas concerné par la publication" de François De Smet, répond aujourd'hui Michaël Vossaert à la RTBF. "Que les faits soient fondés ou pas, je suis assez surpris que cela ne reste pas en interne. Cette publication n’est pas de nature à apporter de la sérénité à nos débats. Nous en avons déjà eus avec les militants. Les candidats à la présidence ont pu présenter leur programme avec leurs divergences. Ce qui est sûr, c’est que je poursuis ma campagne de terrain, d’échanges, tout en travaillant en tant que chef de groupe à la Fédération Wallonie-Bruxelles avec les discussions budgétaires qui arrivent ces prochains jours, avec des textes autour de la lutte contre le décrochage scolaire… Et à chacun des candidats, je souhaite du courage en cette fin de campagne."

Dans un SMS, François De Smet nous a indiqué ne pas vouloir émettre "davantage de commentaires" suite à son post Facebook. Sa publication a notamment reçu le soutien de sa collègue DéFi à la Chambre Sophie Rohonyi, parmi les figures du parti.

Présidence de DéFI : François De Smet est élu dès le premier tour

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