Présidentielle américaine 2020 : en difficulté, Trump invoque la "majorité silencieuse" à 100 jours de la présidentielle

Présidentielle américaine 2020 : en difficulté, Trump invoque la "majorité silencieuse" à 100 jours de la présidentielle

© NICHOLAS KAMM - AFP

27 juil. 2020 à 04:39 - mise à jour 27 juil. 2020 à 04:39Temps de lecture2 min
Par Belga

Empêtré dans sa gestion critiquée de la pandémie, Donald Trump a invoqué dimanche une "majorité silencieuse" pour afficher sa confiance à 100 jours de l’élection présidentielle du 3 novembre, malgré de nouveaux sondages qui le donnent distancé par Joe Biden dans plusieurs Etats-clés.

Etats-Unis: 100 jours avant un nouveau président

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"La campagne Trump a plus d’enthousiasme, de l’avis de plusieurs observateurs, que toute autre campagne dans l’histoire de notre grand pays, même plus qu’en 2016", a assuré sur Twitter le milliardaire républicain pour recréer l’élan qui avait conduit à sa victoire surprise il y a quatre ans.

"Biden n’en a aucun ! La majorité silencieuse parlera le 3 novembre", a ajouté le président âgé de 74 ans, promettant de faire mentir les sondages qui lui attribuent un retard important, au niveau national -- de huit points en moyenne -- comme dans plusieurs des Etats qui font et défont les destins présidentiels.

Joe Biden en tête dans trois Etats ?

Dimanche, de nouvelles études publiées par les chaînes NBC et CNN donnent le candidat démocrate Joe Biden en tête dans trois Etats remportés par Donald Trump en 2016 : Arizona, Floride et Michigan.

Le président-candidat avait tenté, à la faveur d’une accalmie du nouveau coronavirus vers la fin du printemps, de renouer avec les réunions publiques pour galvaniser sa base.

Il a donc longtemps minimisé le regain de la pandémie, alors que le nombre de nouvelles contaminations quotidiennes explosait, surtout dans le sud et l’ouest des Etats-Unis, pays le plus endeuillé au monde avec 146.500 morts.

Volte-face ces derniers jours : le ton grave, Donald Trump a reconnu que la situation allait "empirer avant de s’améliorer". Il a fini par préconiser clairement le port du masque – ce à quoi il s’était jusque-là refusé, contrairement à Joe Biden, qui depuis des mois ne s’affiche en public qu’avec cette protection.

"Dysfonctionnements des deux côtés"

Sa gestion de la crise sanitaire a semé le trouble jusque chez certains membres du parti présidentiel. Le gouverneur républicain du Maryland Larry Hogan s’est abstenu dimanche de soutenir Donald Trump. "Beaucoup de gens comme moi sont frustrés par les divisions et les dysfonctionnements des deux côtés, et n’ont pas le sentiment que nous ayons un grand choix", a-t-il déploré sur CNN.

En face, Joe Biden, 77 ans, connu pour ses nombreuses gaffes, ne se déplace que précautionneusement en raison de l’épidémie. Et, bien qu’il ait récemment décliné plusieurs volets de son programme, reste plus discret que le tempétueux président, qui l’accuse en retour de ne pas "être vif d’esprit" et d’être une "marionnette" de la "gauche radicale". L’ancien vice-président de Barack Obama doit dévoiler début août le nom de la femme qui se présentera à ses côtés.

L’une des possibles candidates pour la vice-présidence, l’élue noire de Californie Karen Bass, a défendu, également sur CNN, la capacité du démocrate à attirer l’électorat afro-américain dans le sillage de la vague de colère historique provoquée par la mort de George Floyd, étouffé sous le genou d’un policier blanc en mai.

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