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Prise d’otages au Texas : le ravisseur avait "prié deux ans" pour mourir en martyr

Des véhicules de police se trouvent près de la synagogue Congregation Beth Israel à Colleyville, au Texas, à quelque 40 kilomètres à l’ouest de Dallas, le 16 janvier 2022. Les quatre personnes prises en otage lors d’un affrontement de plus de 10 heures da

© AFP

L’auteur de la prise d’otage dans une synagogue au Texas le week-end dernier, un Britannique tué dans l’assaut de la police, priait depuis "deux ans" pour mourir en martyr, a-t-il dit lors d’un échange avec son frère révélé par le journal The Jewish Chronicle.

La police antiterroriste du nord-ouest de l’Angleterre a annoncé jeudi avoir arrêté deux hommes à Birmingham (centre de l’Angleterre) et Manchester (nord) dans le cadre de cette enquête qui pose des questions sur l’incapacité des services antiterroristes britanniques à empêcher Malik Faisal Akram de passer à l’acte.

Le FBI, la police fédérale américaine, a identifié ce ressortissant britannique de 44 ans comme le preneur d’otages dans une synagogue de Colleyville, une ville d’environ 23.000 habitants située à une quarantaine de kilomètres de Dallas, au Texas (sud des Etats-Unis).

Il a été tué dans l’assaut donné samedi par la police tandis que les quatre otages ont tous été libérés sains et saufs.

Un enregistrement audio mis en ligne par le journal The Jewish Chronicle, obtenu auprès d’une source de sécurité, dévoile un échange tendu entre Malik Faisal Akram et son frère Gulbar, en pleine prise d’otage.

Tandis que son frère tente de le convaincre d’y mettre fin et lui dit de "penser à (ses) enfants", le ravisseur affirme vouloir mourir en martyr.

"Cela fait deux ans que je prie Allah pour cela", a-t-il déclaré. "Je préfère vivre un jour comme un lion que 100 ans comme un chacal".

Dans cet échange où on l’entend crier et proférer des injures, Malik Faisal Akram évoque aussi "Dr Aafia".

 

Texas: opérations policières à la synagogue de Colleyville (15 janvier)

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Des médias américains avaient indiqué précédemment qu’il avait réclamé la libération d’Aafia Siddiqui, une scientifique pakistanaise condamnée en 2010 par un tribunal fédéral de New York à 86 ans de prison pour avoir tenté de tirer sur des militaires américains lorsqu’elle était détenue en Afghanistan.

Le Times indique jeudi que Malik Faisal Akram avait été signalé deux fois, en 2016 et 2019 au programme britannique Prevent destiné aux personnes présentant un risque de radicalisation, mais que son cas n’a pas été examiné par Channel, la branche de ce programme qui s’occupe des cas les plus graves.

En 2020 Malik Faisal Akram avait fait l’objet d’une enquête du service de renseignement intérieur (MI5) du Royaume-Uni, qui avait conclu à une absence de menace, avaient indiqué des médias britanniques.

Son frère Gulbar avait déclaré sur la page Facebook de la communauté musulmane de Blackburn que Malik Faisal Akram "souffrait de problèmes de santé mentale".

Il avait ajouté que sa famille était "anéantie" et qu’elle "ne cautionne aucune de ses actions".

Selon SkyNews, Malik Faisal Akram, qui vivait à Blackburn, dans le nord de l’Angleterre, était arrivé aux Etats-Unis juste avant le Nouvel An via l’aéroport JFK à New York, avant d’acheter l’arme utilisée durant la prise d’otages.

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