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Procès de la rue Léopold : 14 mois de prison requis à l'encontre du propriétaire de l'immeuble

Procès de la rue Léopold : 14 mois  de prison requis à l'encontre du propriétaire de l'immeuble
09 sept. 2020 à 16:44 - mise à jour 09 sept. 2020 à 16:44Temps de lecture2 min
Par François Braibant et Anne Poncelet avec BELGA

Quatorze mois de prison ferme pour le propriétaire de la maison de la rue Léopold. C'est la peine que requiert l'avocat général au procès qui se tient pour l'instant à Liège au tribunal correctionnel. Deux employés de la Ville de Liège, soit un agent technique et une responsable du Service de sécurité et de salubrité publique, sont eux aussi sur le banc des prévenus. Pour eux, l'avocat général demande la suspension du prononcé.

La suspension du prononcé, ça veut dire qu'ils seraient coupables, mais qu'ils ne risquent ni prison ni amende et que rien ne sera inscrit pour eux au casier judiciaire.  

Ces employés du service de sécurité et de salubrité de la Ville ont commis une faute a expliqué le ministère public. Ils n'ont pas bien suivi le dossier de cette maison archi-connue. S'ils l'avaient fait, l'explosion n'aurait pas eu lieu. Mais l'avocat général estime aussi que comparaître en public devant le tribunal constituerait, pour eux, en quelque sorte, une punition suffisante. 

Marianne Lejeune s'est montrée plus sévère avec le propriétaire de la maison qui a explosé et a fait s'écrouler sa voisine. Ce propriétaire exploite la misère humaine. Il n'a aucune empathie. Son immeuble n'est pas conforme. Son installation de gaz bricolée. Il n'essaie pas d'obtenir les certifications qu'on lui demande. Avec comme conséquance que sa maison explose et tue 14 personnes.

Pour le propriétaire, l'avocat général demande 14 mois de prison ferme. Il doit être sanctionné d'une peine "supérieure à un an de prison pour la protection de la société". Le propriétaire se trouverait dès lors en état de récidive légale, ce qui pourrait lui permettre de réaliser l'importance de ses actes, a expliqué l'avocate générale. Si le tribunal suit, ces 14 mois s'ajouteront à la peine qui lui a déjà infligée comme marchand de sommeil. Ca ferait tomber son sursis.

L'avocat général a émis des doutes quant à la responsabilité de l'IILE - soit des  pompiers - et a demandé au tribunal, s'il estimait cette responsabilité avérée de lui accorder la suspension du prononcé.

L'immeuble situé au numéro 18 de la rue Léopold avait explosé dans la nuit du 26 au 27 janvier 2010 et entraîné la chute de la maison voisine. La catastrophe avait fait 14 morts et 19 blessés.



 

 

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