RTBFPasser au contenu
Rechercher

Régions Brabant wallon

Projet immobilier à Ottignies : un drone pour photographier et modéliser en 3D une partie du quartier du Douaire

Le projet immobilier dont il est question n'a rien à voir avec la refonte du quartier du Douaire souhaitée par les autorités communales.

Un petit terrain boisé situé en plein cœur d’Ottignies, juste à côté du centre commercial du Douaire, pourrait bientôt changer de physionomie. Un projet immobilier est en cours d’élaboration. Et pour l’intégrer au mieux au bâti existant, l’architecte a besoin d’une modélisation du quartier en trois dimensions. Il a donc chargé un pilote de drone de photographier les habitations dans une rayon d’environ cinquante mètres autour de la zone.

Récemment, les occupants de ces logements (une bonne quarantaine) ont reçu un courrier les informant du survol prochain de leur maison ou appartement. Le pilote a l’intention de photographier les façades et les toitures, en respectant un quadrillage très précis, à une dizaine de mètres des habitations. C’est la technique de la photogrammétrie.

"C’est un peu comme la vision humaine, on a deux yeux avec un certain écart pour voir un modèle en 3D, explique Fabian Louwers, de la société Cloud Surfing, qui réalise l’opération. La photogrammétrie est basée exactement sur le même principe. On reconstitue une image 3D sur base de différents points de vue. Avec le drone, on prend des centaines voire des milliers de photos d’un site ou d’un bâtiment. Et on utilise après un logiciel en post-production pour reconstituer ce modèle 3D."

Une autorisation de la DGTA

Pour pouvoir faire voler son drone dans l’espace public, Fabian Louwers a obtenu toutes les autorisations nécessaires.

"A partir du sol, l’espace aérien est la propriété de l’Etat. Cela veut dire que c’est l’Etat qui est compétent pour délivrer les autorisations. Et l’Etat délègue ça à la DGTA, la Direction générale du Transport aérien, qui vérifie notamment que les personnes qui évoluent dans l’espace aérien ont les autorisations et les licences."

Les autorités communales n’ont donc pas leur mot à dire. Il arrive même souvent, comme c’est le cas ici, qu’elles ne soient pas informées des autorisations délivrées.

Respecter la vie privée

Par ailleurs, il y a des règles à respecter quand on souhaite photographier ainsi des biens privés, notamment pour préserver l’intimité. Par exemple, il est obligatoire de prévenir les occupants, ce qui a bien été fait à Ottignies. Le survol aura lieu entre le 27 juin et le 15 juillet, selon les conditions météorologiques.

"Le drone sera visible, il est identifié, je ne fais pas ça de façon cachée, poursuit Fabian Louwers. Les gens ont également un droit de regard sur les photos avant leur utilisation. Et j’essaie évidemment de minimiser, voire de réduire à zéro, les prises de vues inutiles ou qui pourraient atteindre la vie privée des gens."

Les personnes qui ont reçu la lettre sont d’ailleurs invitées à tirer les rideaux si elles aperçoivent le drone. De cette façon, le pilote n’aura pas à retravailler les photos ou à les flouter.

Sur le même sujet

La liste citoyenne Kayoux se met temporairement en retrait du conseil communal d’Ottignies-Louvain-la-Neuve. "Il y a une forme d’épuisement sur laquelle on s’interroge"

Régions Brabant wallon

Comment des drones autonomes peuvent aider à rendre la ville encore plus "intelligente"

High tech

Articles recommandés pour vous