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Cyclisme

Prudhomme, directeur de course de Paris-Nice : "Ne tombons pas dans une psychose"

Christian Prudhomme satisfait que Paris-Nice puisse avoir lieu.
08 mars 2020 à 11:42 - mise à jour 08 mars 2020 à 11:42Temps de lecture2 min
Par Antoine Hick avec Jacques Leunis

Alors que le Coronavirus gagne du terrain un peu partout, les organisateurs de certaines courses cyclistes ont tranché en annulant l'événement. Ce fut notamment le cas des épreuves italiennes, Strade-Bianche, Tirreno-Adriatico et Milan San Remo, toutes annulées ou postposées. Les organisateurs de Paris-Nice, eux, ont décidé de maintenir la course qui débutera donc ce dimanche. En marge de la 1e étape, le directeur de course, Christian Prudhomme s'est exprimé sur la menace "coronavirus".

Force est de constater que, même si la France est moins touchée que l'Italie, certaines mesures de précaution seront tout de même de mise tout au long de la semaine. "On fait le contraire ce qu'on fait d'ordinaire. On fait en sorte d'éloigner le public des coureurs alors que cyclisme est un sport éminemment populaire. Mais à circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles. Il y aura plus de barrières autour des bus, pas plus de deux équipes par hôtel. Le coureur n'appuiera pas sur son nom avant le départ mais ce sera le commissaire avec du gel hydroalcoolique. On a donc dû prendre quelques mesures, comme le gouvernement nous l'a demandé" explique Christian Prudhomme.

Forcément, les derniers jours n'ont pas été de tout repos pour les organisateurs puisque la menace d'une éventuelle annulation forcée de l'épreuve planait toujours. "On a passé tout notre temps au téléphone ces derniers jours. Après, le propre des organisateurs c'est de s'adapter. C'est la vie. On obéit aux consignes des autorités. C'est le propre de l'homme et de l'organisation d'une compétition itinérante. La situation évolue très vite d'un instant à l'autre" rajoute-t-il laconiquement.

"Le plateau reste très beau"

Bien qu'il se montre prudent, le maître de cérémonie de ce Paris-Nice ne veut pas tomber dans l'autre extrême, une forme de psychose : "Il y aura les mesures d'hygiène élémentaires, il y aura une ambulance qui normalement n'est pas là, qui sera présente au cas où. Il y a un décalage évident entre ce que les gens voient de la réalité et la réalité de la vie. Tout ce que demandent les autorités, on le fera, pour le reste, il y aura une course et voilà. Si vous entendez quelqu'un tousser, ce n'est pas qu'il a attrapé quelque chose. Ne tombons pas dans une psychose" renchérit-il.

Point qui a fait pencher la balance vers une course qui aura donc lieu, le fait que le parcours se déroule loin des différents foyers français du Coronavirus. Mais il est possible que le parcours soit achalandé, modifié en fonction de l'évolution de la situation : "Il est arrivé qu'on change en temps réel 50 kilomètres sur Liège-Bastogne-Liège. On a connu des années où une étape de Paris-Nice a été annulée à cause de la neige, donc on s'adaptera."

Au final, les organisateurs ont reçu le là des autorités et des préfets des villes de départ (qui doivent donner leur accord) et la course pourra donc bien avoir lieu : "On va donc partir avec un peloton moins gros mais prestigieux. Le plateau prévu était remarquable, il a peu évolué mais il reste très beau."

 

 

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