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"QR le débat" : les normes d’encadrement des maisons de repos bientôt revues ?

La ministre Karine Lalieux souhaite renforcer la sécurité des pensionnaires en « effectuant une révision des normes de la législation dans les 3 mois ».
17 févr. 2022 à 00:46Temps de lecture2 min
Par Maud Wilquin

La condition des personnes âgées dans certaines maisons de repos laisse à désirer. Manque de personnel soignant, manque de moyen, de temps… de nombreux témoignages ahurissants ont déjà été recueillis, entre autres avec la publication du livre-enquête "Les Fossoyeurs" du journaliste français Victor Castanet.

Pour éviter tout cas de maltraitance, la ministre Christie Morreale souhaite renforcer la sécurité des pensionnaires en "effectuant une révision des normes de la législation dans les 3 mois", assure Joëlle Kapompolé, députée wallonne (PS) et membre de la Commission Santé, sur le plateau de "QR le débat" ce mercredi. "Cela se fera en concertation. En Wallonie comme ailleurs en Belgique, nous travaillons avec les organisations syndicales pour trouver des solutions qui soient viables et qui ne soient pas des promesses en l’air."

Joëlle Kapompolé : changement des normes d'encadrement des maisons de repos dans les 3 mois

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Fabien Boucquéau, secrétaire régional CNE pour le non-marchand, estime lui aussi qu’il est grand temps de moderniser les législations. Et la création des sanctions intermédiaires serait pour lui l’un des moyens qui permettraient d’assurer aux résidents de maisons de retraite une vie de qualité. "Aujourd’hui, la seule arme qu’a un inspecteur à sa disposition pour sanctionner un employeur, c’est la suspension ou l’arrêt de l’agrément. Donc la fermeture de la maison de repos. Mais fermer une résidence de 150 résidents prend du temps. Il faut avoir des situations gravissimes. Il faut donc mettre en place des sanctions intermédiaires administratives et financières importantes pour sanctionner ceux qui ne respecteraient pas les normes d’encadrement et de qualité." Des propos auxquels adhère Philippe Noël (Ecolo), vice-président de la Fédération des CPAS et président du CPAS de Namur.

Fabien Boucquéau : il faut mettre des sanctions intermédiaires dans les homes

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Enfin pour le secrétaire général de Femarbel, Vincent Frédéricq, il est important de sanctionner les maisons de repos qui ne respectent pas les règles et d’aider les familles à faire leur choix en publiant les rapports d’inspection sur internet. "Quand j’entends que des inspecteurs de l’AVIQ préviendraient des établissements de leur venue, c’est extrêmement grave et inadmissible. Il faut des visites inopinées, une fois par an dans chaque établissement, publier les rapports d’inspection avec possibilité pour l’établissement d’émettre ses commentaires", affirme-t-il. "Cela a trois grands avantages : le premier, c’est que c’est une information pour la population. Le second, c’est que c’est un incitant pour les établissements qui ont un rapport moins favorable à adopter une démarche de qualité, d’amélioration. Le troisième, c’est que c’est aussi un incitant pour les politiques à prendre leurs responsabilités." Il précise toutefois qu’il ne faut pas mettre toutes les maisons de repos dans le même panier : "s’il y en a qui fonctionnent mal, qu’on les trouve et qu’on les sanctionne."

Vincent Frédéricq : il faut publier les rapports d'inspection des maisons de repos

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Vieillir chez soi

Alda Gréoli, Cheffe de groupe cdH à la Fédération Wallonie-Bruxelles et députée Wallonne également présente sur le plateau de "QR le débat", rappelle à juste titre que toutes les personnes âgées n’ont pas pour ambition d’intégrer une maison de repos. Et ce choix ne doit pas les désavantager. "À peu près 90% de la population souhaite vieillir à domicile", précise-t-elle. "De la même manière que les soins dans les maisons de repos sont pris en charge par la sécurité sociale, il est indispensable que l’accompagnement au domicile soit lui aussi couvert par la sécurité sociale. Si le cdH a voulu mettre en place une assurance autonomie, c’est parce qu’il est indispensable que les personnes puissent avoir les conditions qui leur permettent d’être accompagnées au domicile si c’est leur choix."

Alda Greoli : le cdh a créé une assurance autonomie pour permettre aux personnes âgées de rester à domicile

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