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Matière grise

Quand les préjugés améliorent nos performances

Quand les préjugés améliorent nos performances
15 déc. 2020 à 06:10Temps de lecture1 min
Par EMOL

Nous sommes tous familiers des stéréotypes, comme la supposée ingénuité des blondes ou la présumée arrogance des Français, et nous en avons très certainement fait l’usage un jour dans notre vie quotidienne pour désigner une personne ou un groupe, consciemment ou non. Si ces constructions mentales sont souvent mobilisées pour véhiculer des images négatives, des chercheurs ont démontré qu’elles pouvaient aussi améliorer nos performances lorsqu’elles sont utilisées de façon positive.

Les stéréotypes, caricaturaux par définition, sont évidemment loin de représenter la réalité : pourtant, ils sont le résultat d’un mécanisme naturel, d’une sorte de gymnastique cérébrale qui nous permet de créer des raccourcis et d’ainsi réfléchir plus rapidement. Des chercheurs se sont demandé si ce mécanisme pouvait être utilisé pour booster nos performances et ils ont mené une expérience en deux volets sur des volontaires, répartis en deux groupes de façon tout à fait aléatoire.

Dans le premier groupe, les expérimentateurs ont d’abord demandé aux volontaires de décrire la journée-type d’un professeur d’université. Sans surprise, tous ont évoqué une journée bien remplie, centrée sur l’étude et la lecture de l’actualité.

Les chercheurs ont ensuite demandé au deuxième groupe de décrire cette fois la journée-type d’un hooligan. A nouveau, les volontaires ont fait appel aux stéréotypes pour raconter une journée oisive, commencée tard et centrée sur la consommation d’alcool et la violence.

Puis, dans un deuxième temps, les scientifiques ont posé à tous les volontaires les mêmes questions de culture générale. Résultat : les personnes du premier groupe, qui avaient raconté la journée-type du professeur d’université, obtenaient de bien meilleurs résultats que les individus du deuxième groupe, qui avaient décrit celle d’un hooligan.

Les chercheurs ont ainsi réalisé qu’en mobilisant le stéréotype " intelligence ", notre cerveau nous donnait un meilleur accès à notre culture générale, tandis que l’évocation du stéréotype " hooligan " rendait cet accès bien plus difficile, alors que ces données étaient bel et bien présentes dans le cerveau de tous les volontaires.

Une découverte précieuse à méditer en cas d’examen !

Retrouvez la chronique de Patrice Goldberg sur les stéréotypes dans La Grande Forme sur Vivacité :

 

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