Environnement

Quel est l’impact du changement climatique sur la pratique du vélo ?

La pluie, et surtout la neige, n’incitent pas forcément à la pratique du vélo en ville.

© Patrick Messier/Shutterstock

15 oct. 2021 à 07:00Temps de lecture2 min
Par RTBF TENDANCE avec AFP

Une étude dévoile le comportement des cyclistes face aux intempéries. Sans surprise ils préfèrent rouler quand il ne fait ni trop chaud ni trop froid. Mais même sous la pluie et le froid, certains n’ont peur de rien, tout dépend du climat local et des infrastructures mises à leur disposition. A terme, la hausse des températures pourrait influer sur la pratique du vélo.
 

Vélos en libre-service : oui mais pas au-dessus de 28 degrés !

La variable la plus significative concernant l’utilisation d’un vélo en libre-service est l’heure de la journée, suivie par le niveau de précipitations, selon l’étude, intitulée "Comment la météo affecte-t-elle l’utilisation des vélos en libre-service ?".

Il ressort que, dans la plupart des cas, l’utilisation de vélos en libre-service augmente les jours de semaine et les week-ends jusqu’à un point culminant lorsque la température atteint les 27 ou 28 degrés, avant ensuite de décliner.

Outre les températures, le niveau des précipitations a lui aussi un effet direct sur la fréquentation de ce type de service.

La pluie ne décourage pas les cyclistes irlandais

La pluie ne décourage pas les cyclistes irlandais.
La pluie ne décourage pas les cyclistes irlandais. Tetra Images

Les mauvaises conditions météorologiques influent de différentes manières sur la volonté des gens de faire du vélo selon les zones climatiques.

Ainsi, les habitants de Melbourne, Chicago ou Vancouver sont davantage enclins à ne plus faire de vélo dès qu’il commence à pleuvoir fort, contrairement aux habitants de Dublin, davantage exposés à ce type de conditions. La capitale de l’Irlande affiche ainsi lors des heures les plus pluvieuses de l’année un taux d’utilisation équivalent à 81% de celui habituellement constaté le reste du temps.

C’est bien plus que partout ailleurs, où cette statistique a tendance à descendre dès que l’on se dirige vers le sud. A Melbourne, il n’est ainsi que de 46%, ce qui signifie que plus de la moitié des utilisateurs de vélos en libre-service refusent de rouler dès qu’il pleut fort.

La qualité des infrastructures conditionne les usages

Outre le climat local, d’autres facteurs peuvent influer sur la volonté de faire du vélo ou non sous la pluie, à commencer par la qualité des infrastructures.

Pour inciter les cyclistes à rouler par mauvais temps, il faut aménager des pistes résistantes aux intempéries et, surtout, séparées des véhicules motorisés.

A noter que l’étude révèle également que les femmes sont plus facilement découragées par le mauvais temps, la pluie ou, pire, la neige. C’est notamment vrai à New York et Chicago. Mais comme tous les opérateurs n’enregistrent pas le sexe de leurs abonnés, aucune généralisation ne peut être établie.

On a testé des vêtements imperméables pour rouler à vélo

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Les bouleversements climatiques pourraient changer la donne

De fait, les conditions climatiques ont néanmoins un impact direct sur la congestion du trafic mais aussi, par ricochet, sur les émissions de CO2 et la pollution de l’air.

Le changement climatique annoncé, avec une hausse probable des températures et de forts épisodes de pluie, ne sera pas sans répercussions. La fréquentation des services de vélos en libre-service devrait ainsi légèrement augmenter dans les climats froids et, à l’inverse, baisser un peu dans les zones plus chaudes.

Cette étude examine l’effet de la météo sur l’utilisation des vélos en libre-service. Elle prend en compte les données relatives à 40 programmes publics de partage de vélos situés dans autant de villes, réparties à travers 16 pays, dans cinq zones climatiques différentes. Au total, près de 100 millions de déplacements à vélo ont ainsi été analysés sur ces 8 dernières années.

Sur le même sujet

Des lunettes connectées pour les cyclistes, mais pour quoi faire ?

High tech

Rouler 700 kilomètres suffit à compenser l'empreinte carbone d'un vélo

Environnement

Articles recommandés pour vous