Le 6/8

Quelle est la part des femmes dans l’entrepreneuriat ?

Quelle part de femmes dans l'entrepreneuriat ?

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08 mars 2022 à 12:56Temps de lecture3 min
Par Elisée Baelongandi

En ce 8 mars, Thierry Evens, porte-parole de l’UCM, aborde le sujet de l’entreprenariat chez les femmes. Quels sont les avantages, quelle est la situation en Belgique ? Réponses dans le 6-8 de ce matin…

Le monde des indépendants est aussi celui des indépendantes. En Wallonie et à Bruxelles on retrouve environ 70.000 entrepreneuses ou cheffes d’entreprise. A ce nombre s’ajoutent les 8000 femmes qui se lancent chaque année, ce qui est plus que considérable. Toutefois, ce nombre aussi grand puisse-t-il être, reste très minime comparé aux hommes… Effectivement, ce milieu demeure majoritairement masculin et le déséquilibre de genre palpable.

Malheureusement, le constat ne freine pas cette différence. En 5 ans il y a eu une augmentation de 3% de femmes indépendantes tandis que du côté des hommes, le nombre s’élevait à 5%, le déséquilibre demeure donc constant… Cependant, il varie en fonction des secteurs. Dans des domaines liés à la santé et aux soins, les femmes sont majoritaires alors que dans des milieux de la chimie ou de la logistique, par exemple, elles sont souvent peu représentées : moins de 10%. L’impression reste que les femmes ont tendance à se diriger vers "des professions féminines".

Dans le souci de comprendre à quoi était due cette tendance, une enquête sur 700 femmes indépendantes a été faite afin d’identifier leurs obstacles et motivations.

Quels sont les obstacles à l’entrepreneuriat féminin ?

Quels obstacles à l'entrepreneuriat féminin ?

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  • Les chances entre les femmes et les hommes ne sont pas les mêmes

Seulement 16% des femmes interrogées estiment ne pas voir ou sentir de différence entre les hommes et les femmes dans le monde de l’entreprenariat.

  • La gestion du foyer et de la vie professionnelle

La répartition des tâches dans le foyer est souvent très discutable. Ainsi, après une longue journée de travail, c’est à un deuxième boulot que plusieurs femmes doivent se consacrer, celui de mère au foyer. La société concède plus à un homme de mettre en priorité sa carrière qu’à une femme.

En plus, il ne faut pas oublier les difficultés objectives : l’accueil extrascolaire. En effet, dans un métier où il faut parfois travailler jusqu’à 20 heures ou les week-ends, les crèches et garderies qui ferment à 18 heures ne sont pas adaptées…

  • L’accès au crédit plus compliqué

10% des femmes interrogées disent avoir été traitées différemment parce qu’elles étaient des femmes lors de la demande d’un crédit. Une opinion niée en bloc par les banques évidemment.

Dans tous les cas, elles en demandent beaucoup moins comparées aux hommes. Les entrepreneuses ont tendance à être plus prudentes en investissant des fonds propres.
 

  • Le différent rapport à l’argent qu’elles ont par rapport aux hommes

Cela se marque fort au moment où l’on doit payer des prestations. Alors que facturer pour un homme ne pose aucun problème, une femme a du mal à demander le juste prix de sa prestation.
 

  • Les femmes demandent beaucoup moins d’aide

En commençant une affaire, il est primordial d’avoir l’avis d’un expert, de se faire accompagner, pourtant très peu de femmes le font, ce qui n’est pas une bonne idée. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce comportement : la timidité, la fierté, la volonté d’y arriver seule… En tous cas, seulement 20% le font contrairement à plus de 60% chez les hommes.
 

  • Le manque de réseaux

Il est très important en tant qu’entrepreneur de développer un réseau. Cela permet d’échanger des idées, trouver de nouveaux clients ou fournisseurs, avoir un regard critique par rapport à sa marchandise…

C’est pourquoi l’UCM en a créé un exclusivement pour les femmes. Il s’agit de Diane, le réseau de femmes d’affaires de l’UCM. Longtemps mis de côté à cause des mesures sanitaires, il ne va pas tarder à reprendre ses activités.

Les motivations

Les motivations quant à elles sont relativement bonnes. Une grande majorité des interrogées s’y sont lancées pour être autonomes ou par passion et non pas par obligation. 3 femmes sur 4 aiment leurs professions et en sont satisfaites.

Alors mesdames, que cela soit ici ou ailleurs, n’hésitez pas à contribuer au développement du monde avec vos capacités !

© Getty Images

Retrouvez les dernières infos économiques et pour les indépendants avec Thierry Evens, et bien d’autres chroniques dans Le 6-8 en semaine sur la Une.

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