Telle est la question !

Quelle musicienne était considérée comme la meilleure pianiste du XIXème siècle?

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La question de Clément Holvoet aurait pu aussi être “Quelle musicienne du 19ème siècle fut la seule (ou presque) à vivre de son art?”. Mettons de côtés les questions et intéressons nous à la réponse.

Cette musicienne n'est autre que Clara Wieck, plus connue sous le nom de Clara Schumann. Clara Schumann n’était pas que pianiste, elle était également compositrice, et pas de manière anecdotique ou secondaire, Clara Schumann nous laisse tout de même une quarantaine d'œuvres.

Le problème, c’est parfois la difficulté avec l’Histoire avec H majuscule, c’est que ses compositions ont été parfois éclipsées par les compositions de son mari, Robert Schumann. Beaucoup de ses œuvres, pourtant, datent du temps où elle s’appelait Clara Wieck, avant qu’elle ne rencontre Robert, et son talent musical inouï est né très tôt. C’est même son père, semble-t-il, qui la forme à la discipline musicale. Très jeune, Clara Wieck apprend le piano et le chant mais aussi le violon, l’harmonie, le contrepoint et toutes sortes de choses théoriques et pratiques liées à la musique. Autant dire qu’elle est tombée dans la marmite dès sa naissance presque.

N’oublions pas que ses deux parents étaient eux-mêmes musiciens, et de grand talent. Et il restait quelque chose, sans doute, de l’héritage du 18ème siècle où le fait d’avoir une solide formation musicale était, dans les bonnes familles, gage de bonne éducation et de sérieux dans la famille. Et il semble que Clara avait une certaine prédisposition, dès l’âge de neuf ans, elle est considérée comme une prodige du piano, une véritable virtuose. Tout va donc très vite, et entre 16 et 19 ans sa carrière la propulse au devant de la scène comme une pianiste unanimement reconnue. Elle sera même nommée à la Société Philharmonique de Vienne comme membre et pianiste virtuose à la cour d’Autriche, tout ceci avant l’âge de 20 ans. 

Cela lui permet de faire carrière très tôt, une carrière de soliste exactement, elle est adulée dans toute l’Europe. Bien plus tard, les concerts de Clara et les cours qu’elle donnait permettront au foyer qu’elle fonde avec Robert Schumann de subsister. Et il faut dire aussi que ce sont d’abord les compositions de Clara Wieck et ses dons de pianistes qui seront reconnus par les grands musiciens de l’époque : elle rencontre Felix Mendelssohn, notamment, Frederik Chopin, aussi, qui sera charmé par les pièces composées par Clara, puis Franz Liszt, qui l’ajoutera à son répertoire. C’était décidément la musicienne et surtout la pianiste la plus en vue à son époque.

Mais pendant toute la période durant laquelle elle s’occupe de la famille, souvent en l’absence de Robert Schumann (due à ses difficultés psychiques), Clara n’a pas l’occasion de composer. Elle était l’une des rares femmes à pouvoir vivre de sa musique par le piano mais malheureusement pas par la composition. Elle avait pourtant un grand talent pour cette discipline, mais les règles de l’époque quant au rôle de la femme dans la société ont sans doute participé à ses hésitations et au fait qu’elle n’a finalement pas poursuivi son travail de compositrice, doutant même, c’est un comble, de ses capacités. Et le décès de Robert, son mari, n’y changera rien, elle ne se remettra pas à la composition de ses propres œuvres. Elle s’occupera par contre beaucoup des œuvres de son mari, Robert Schumann, et fera en sorte, coûte que coûte, même après la mort du compositeur, que ses œuvres soient diffusées et jouées. Elle en était la meilleure ambassadrice.

Clara Wieck, qui deviendra donc Clara Schumann, la meilleure pianiste de son époque, voilà qui répond à la question du jour.

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