Santé & Bien-être

Quels sont les moments les plus difficiles pour s'abstenir de boire de l'alcool ?

Quels sont les moments les plus difficiles pour s'abstenir de boire de l'alcool ?
04 janv. 2022 à 13:00Temps de lecture2 min
Par RTBF TENDANCE avec AFP

Si vous vous êtes lancé le défi de réduire votre consommation d'alcool à l'occasion du "Dry January", les soirées entre amis et les repas en familles risquent d'être les moments les plus compliqués durant lesquels s'abstenir. Car contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les périodes de stress ou de déprime qui rendent l'abstinence face à l'alcool compliquée à respecter.

Les confinements successifs ont fait grimper la consommation

Souvenez-vous : mars 2020, l'Europe entre dans le premier volet d'un confinement qui ne sera finalement pas l'unique expérience du genre. Un repli chez soi qui n'a pas été sans conséquence sur le moral et la consommation d'alcool.

Une étude de Santé Publique France rapportait en mai 2020 que 11% de Français avaient en effet augmenté le nombre de verres depuis le confinement.

Une consommation surtout en hausse chez les parents d'enfants âgés de moins de 16 ans (18%), les Français âgés de moins de 50 ans (entre 14% et 17% selon les classes d'âge) et ceux qui habitent une ville de plus de 100.000 habitants (13%).

Stress et déprime, les grands coupables ?

"L'ennui, le manque d'activité, le stress et le plaisir sont les principales raisons mentionnées par les fumeurs ou usagers d'alcool ayant augmenté leur consommation. On note également que l'augmentation aussi bien pour le tabac que pour l'alcool est corrélée au risque d'anxiété et de dépression", écrivait à l'époque Viêt Nguyen Thanh, responsable de l'unité addictions à la direction de la prévention et de la promotion de la santé à Santé publique France.

L'actuelle crise sanitaire est donc bien une situation exceptionnelle instaurant un climat de stress ou de déprime, capable d'argumenter les raisons pour lesquelles un individu boit davantage d'alcool.

Une étude récente menée par la Ligue contre le Cancer et l'institut de sondages BVA indique bien que 17% des Français ont fait progresser leur consommation d'alcool depuis la crise sanitaire. Un taux qui passe à 28% chez les jeunes âgés de 18 à 24 ans

Soirées entre amis, repas en famille : des situations à risques

Cependant, le sondage de l'association qui finance la recherche contre le cancer vient mettre un terme aux raccourcis faciles qui ont l'habitude de présenter le stress et la déprime comme de vraies raisons de boire plus d'alcool. En réalité, seuls 7% de Français interrogés ont indiqué qu'un moment déprimant constitue en effet une situation difficile pour ne pas se servir un verre.

Ils sont aussi peu nombreux à considérer les périodes de stress comme des instants compliqués pour gérer leur rapport à l'alcool.

Et la solitude non plus n'est pas un argument largement partagé (6%).

A l'inverse, ce sont les soirées entre amis qui ont été citées par le plus grand nombre de personnes (55%) comme étant des situations où l'abstinence est difficile à observer. Les repas en famille viennent en deuxième position (51%).

Pour autant, il n'y a aucun doute quant aux moments de la semaine où il sera difficile de respecter le "Dry January" : 22% des Français concernés disent qu'il est difficile de s'abstenir de boire de l'alcool le week-end (contre 10% en semaine). 

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