Champions League - Foot

Rangers - Union : Le CEO Bosmans voit "des possibilités en contre", coach Geraerts ne veut pas "mettre le bus"

Karel Geraerts veut que son équipe joue son jeu face aux Rangers.

© Tous droits réservés

08 août 2022 à 18:55Temps de lecture4 min
Par Jérôme Jordens

L’Union Saint-Gilloise se déplace ce mardi du côté de Glasgow pour affronter les Rangers en préliminaire de la Champions League. Vainqueurs à domicile la semaine dernière (2-0), les Unionistes vont tenter d’aller créer l’exploit dans un Ibrox Stadium plein à craquer où 51000 Ecossais tenteront de pousser leur équipe vers la qualification.

Philippe Bormans, le CEO des Bruxellois, s’est livré au micro d’Erik Libois à Glasgow, et admet qu’il y a un peu de pression à la veille de la rencontre : "Un petit peu quand même. Je pense que c’est normal. C’est ce pour quoi on a travaillé toute l’année passée. Maintenant, il faut en récolter les fruits mais on sait que c’est une équipe qui sur papier est beaucoup plus forte que la nôtre. On a montré sur le match aller ce qu’on est capable de faire. Mais ça ne va pas être facile, dans des conditions qu’on n’a jamais connues, 50 000 supporters dans le stade qui ne vont pas être pour nous. Il faudra l’utiliser et je pense qu’on a fait un bon match aller et on va faire le maximum ici pour faire le même".

Il faut dire que les hommes de Karel Geraerts voyagent en plein inconnu, eux qui n’ont pour la plupart jamais joué la Coupe d’Europe et encore moins devant 50000 spectateurs : "Ni les joueurs, ni le staff, ni nous comme management n’avons connu ça. C’est vrai que c’est nouveau et qu’il y a un peu de nervosité autour parce que c’est tout nouveau, il faut s’adapter. Mais ça va aller, il n’y a pas de problème. Je n’ai pas peur de ça. Mais les premières minutes dans le match tu vas sentir que c’est nouveau mais comme pour le match aller. Là aussi c’était nouveau, dans un stade qu’on ne connaît pas non plus et on a montré qu’on était capable de gérer des situations de stress comme ça et ça va être exactement la même chose demain".

Avec le bon résultat obtenu à l’aller, les espoirs de qualification ont sûrement pris de l’ampleur dans la tête de certains. Mais pour Philippe Bormans, la situation n’a pas vraiment changé : "J’imagine que les gens peuvent peut-être penser que c’est différent parce qu’il y a une sorte de pression. Parce que peut-être que personne n’avait d’attentes autour du club mais en interne on a toujours cru en notre groupe. Ça ne va pas être facile mais ce n’est jamais facile dans le foot".

Il faudra aussi enlever la mauvaise prestation de ce week-end à Malines (3-0) pour se concentrer sur les Rangers mais surtout il faudra que les organismes aient bien récupéré de l’enchaînement des matchs : "Je pense que c’est une leçon pour nous. On va jouer 29 matchs en quelques mois jusqu’à la mi-novembre, c’est le nombre de matchs qu’on a joué sur 12 mois en D1B. Ça veut dire que les joueurs doivent s’adapter à jouer un match tous les trois jours. C’est nouveau, il faut s’adapter et contre Malines peut-être qu’on a mal géré la situation".

En se déplaçant chez les Rangers, c’est tout un club qui peut apprendre du monde de fonctionnement d’un des géants du football britannique. Même si c’est évidemment difficile de pouvoir tout adapter à l’échelle de l’Union : "D’un côté, il y a beaucoup de choses que tu peux apprendre mais d’un autre côté tu ne peux pas comparer les deux staffs ou les deux clubs parce qu’ils sont beaucoup plus grands que nous. Il y a cinq personnes pour chaque poste ici. Chez nous c’est complètement différent et quand tu vois aujourd’hui je pense qu’on a dû prendre presque tout le monde de notre équipe avec pour toutes les tâches qui existent autour d’un match pareil. Alors c’est vraiment difficile de comparer les deux. Mais d’un autre côté, on apprend vite et on voit beaucoup de choses".

Si de nombreux observateurs parlent d’un premier quart d’heure ultra-important pour la survie de l’Union dans la rencontre, Philippe Bormans tient lui à nuancer et n’oublie pas que le danger peut surgir à tout moment, même après un début de match réussi : "Ça dépend. C’est vrai qu’au début on va avoir des moments difficiles mais ça va aussi donner des possibilités pour nous en contre. On verra bien mais un goal peut tomber des deux côtés et ça peut aller vite alors il ne faut vraiment pas se fixer uniquement sur les 20 premières minutes. Il faut voir le match dans son ensemble. Et comme on l’a fait le match aller, se battre pour chaque mètre et là on a vraiment nos chances".

Lorsqu’on lui demande d’imaginer la rencontre parfaite pour l’Union, le CEO n’est pas difficile, n’importe quel score synonyme de qualification lui suffirait : "Pour moi un 0-0 c’est bon, il n’y a pas de problèmes. Mais à nouveau, c’est le foot, il ne faut pas changer notre manière d’approcher le match. On va faire comme on a fait pour le match aller et on doit y croire. Parce qu’on dit beaucoup que notre adversaire est meilleur mais on sous-estime aussi la qualité qu’on a dans notre effectif et on va compter sur ça pour gagner ou pour en tout cas se qualifier".

Geraerts : "Je ne veux pas mettre le bus, on va jouer avec notre philosophie"

Karel Geraerts s’est lui aussi présenté au micro d’Erik Libois à Glasgow. Le coach de l’Union est concentré avant cette rencontre importante et sait que c’est un véritable combat qui attend les jaunes et bleus : "C’est vraiment un gros match qui nous attend demain avec une super ambiance. C’est un stade légendaire avec des supporters qui sont très nombreux, qui sont très chauds. Pour nous c’est nouveau donc il faut qu’on soit prêt mentalement pour bien commencer ce match".

Le mot-clé pour l’ancien joueur de Bruges et du Standard, c’est le plaisir : "Ils doivent prendre du plaisir. Ils doivent être prêts mentalement et s’ils sont prêts mentalement je suis convaincu qu’ils vont prendre du plaisir sur le terrain. Et quand tu prends du plaisir, ça veut dire que tu joues au foot et c’est ça que nos joueurs aiment".

Dans tous les cas, Geraerts est venu pour jouer et ne compte pas aligner un onze ultra défensif pour tenter de conserver le score le plus longtemps possible : "Je ne veux pas mettre le bus. On va jouer avec notre philosophie, on va essayer de jouer, de garder le ballon, de leur faire mal au bon moment. Mais bien sûr, il y aura des moments où les Rangers vont nous pousser dans notre but et il faudra être fort défensivement mais dès qu’on aura le ballon, il faudra jouer au foot".

Avec un résultat positif à l’aller, les chances de qualification de l’Union ont sans doute un peu grimpé mais pour Geraerts, la donne reste la même : "On a confiance mais les Rangers restent favoris. On le sent ici, ils sont chauds pour commencer le match. Il faudra qu’on soit à la hauteur physiquement, mentalement, tactiquement. Il va falloir faire un match complet dans tous les domaines du foot".

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Articles recommandés pour vous