RDC : la demande de libération provisoire de Vital Kamerhe, ex-candidat à la présidence, à nouveau rejetée

Vital Kamerhe s'est désisté à la présidence au profit de Felic Tshisékedi.

© YASUYOSHI CHIBA - AFP

27 juil. 2020 à 19:09Temps de lecture1 min
Par Belga

La justice congolaise a rejeté une nouvelle demande de libération provisoire sollicitée par Vital Kamerhe, le directeur de cabinet du président Tshisekedi, a appris ce lundi l’AFP auprès de son avocat qui s’inquiète pour sa santé.

"Introduite ce vendredi, la demande de libération provisoire a été rejetée samedi" par la cour d’appel de Kinshasa Gombe, a déclaré à l’AFP Me Jean-Marie Kabengela. "Nous allons faire appel de cette décision devant la Cour de cassation", a-t-il ajouté.

Selon Me Kabengela, la "santé de Vital Kamerhe n’est pas bonne. Il a des complications chroniques, et en cette période de Covid-19, nous avons des craintes" pour sa vie.

Condamné à 20 ans de prison

Ex-président de l’Assemblée nationale, principal allié du président Tshisekedi lors de son arrivée au pouvoir début 2019, Kamerhe a été condamné à 20 ans de prison pour détournement de fonds.

Son procès en appel initialement prévu le 24 juillet a été renvoyé au 7 août.

Vital Kamerhe, 61 ans, s’est désisté en faveur de l’actuel chef de l’État Félix Tshisekedi lors de la campagne électorale fin 2018. Arrêté le 8 avril, il a été condamné à 20 ans de "travaux forcés" (dans les faits, de la prison) avec l’entrepreneur libanais Jammal Samih, 79 ans, pour le détournement d’environ 50 millions de dollars.

Kamerhe clame son innocence et ses avocats dénoncent une "justice expéditive". Au moins six de ses demandes de libération provisoire ont été rejetées, selon Me Kabengela.

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