RDC : libération de l'ex-aide de camp de Kabila père, Eddy Kapend, et de ses coaccusés

RDC: libération de l'ex-aide de camp de Kabila père, Eddy Kapend, et de ses co-accusés

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08 janv. 2021 à 14:16Temps de lecture2 min
Par Belga

L’ex-aide de camp du président congolais Laurent-Désiré Kabila, assassiné en janvier 2001, le colonel Eddy Kapend Irung, et une vingtaine de ses coaccusés condamnés à mort pour cet assassinat ont été libérés vendredi après avoir bénéficié d’une grâce présidentielle, ont rapporté des médias locaux.

Eddy Kapend a quitté en matinée la prison centrale de Makala (alias Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa, CPRK) sous les applaudissements et les cris de joie d’une centaine de ses partisans, selon des images circulant sur les réseaux sociaux.

Débarrassés de leur tenue de prisonnier, 22 hommes sont sortis de la prison, accueillis par leurs proches, parfois en larmes, ont pour leur part constaté des journalistes de l’AFP.

Une 23e personne, un ancien chef de l’Agence nationale des renseignements (ANR), Georges Leta, est également sorti de prison mais n’a pas assisté à la cérémonie organisée pour leur sortie en raison d’une maladie.

20 ans en prison

L’ancien aide de camp de Laurent-Désiré Kabila a passé près de vingt ans en prison. Il avait été condamné à mort en janvier 2003, tout comme 29 autres prévenus pour "attentat, tentative de coup d’Etat, complot, association de malfaiteurs, disparition d’armes de guerre, abandon de poste, trahison". Ce verdict, qui n’était pas susceptible d’appel, avait été rendu par la Cour d’ordre militaire (COM) congolaise, une juridiction aujourd’hui disparue, au terme d’un procès de neuf mois.

Il a bénéficié, tout comme d’autres condamnés, d’une grâce présidentielle accordée le 31 décembre par le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, en pleine crise politique en République démocratique du Congo (RDC).

Grâce humanitaire

"Le président à accorder cette grâce pour des raisons purement humanitaires"[…] Cette grâce n’est pas un chèque en blanc", a déclaré M. Takaishe, s’adressant aux 22 bénéficiaires présents.

"La grâce ne va pas effacer les crimes pour lesquels vous avez été condamnés". Une telle mesure c’est "tout simplement parce qu’on veut remettre le pays sur les rails, apporter une certaine quiétude aux Congolais", a-t-il encore dit.

Considéré comme un prisonnier politique par plusieurs ONG, dont l’Association Africaine de défense des droits de l’Homme (Asadho), Eddy Kapend a toujours clamé son innocence.

 

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