Red Flames

Red Flames : en Angleterre, il va falloir rallumer le feu

Tessa Wullaert et les Red Flames tournées vers le futur et de nouveaux objectifs

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Et maintenant… il va falloir un nouveau souffle sur les braises pour qu’elles reprennent. Après une année 2022 contrastée, les Red Flames se trouvent à un tournant. Privées de Coupe du monde l’été prochain, Tessa Wullaert, Nicky Evrard et leurs équipières vont devoir oublier leur frustration et prouver une nouvelle fois que "ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort(e) s"…  

Parce que malgré la douche froide d’octobre et l’élimination en barrage pour le Mondial, il va falloir continuer à avancer. Le temps accordé par cette contre-performance doit servir à quelque chose. Les Red Flames doivent prouver que cette défaite au Portugal n’était qu’un couac, de dimension certes, mais qui peut aussi déboucher sur une vraie remise en question et une évolution.

Évidemment, il y a du travail pour transformer la déception en motivation et tout ne se fera pas du jour au lendemain. Mais les Flames ont construit des bases et sont désormais clairement respectées. Un an après avoir remporté la Pinatar Cup face à la Slovaquie, le Pays de Galles et la Russie, voilà désormais les Belges invitées par les championnes d’Europe elles-mêmes, dans "leur" tournoi, l’Arnold Clark Cup. La Belgique y rencontrera l’Angleterre, l’Italie et à la Corée du Sud, trois nations qualifiées pour la prochaine Coupe du monde et c’est clairement une reconnaissance dont elles devront se montrer dignes. Surtout que jouer des matches de ce niveau, c’est aussi l’occasion de (se) prouver que la Belgique avait sa place dans un avion vers l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Cela ravivera peut-être quelques regrets en cas de bons résultats, mais tant pis.

Ives Serneels doit penser au futur

La Fédération a en tout cas conservé sa confiance en Ives Serneels. Chercher un seul sélectionneur à la fois était peut-être plus sage, mais il faut tout de même avancer et le temps est sans doute venu de faire évoluer l’équipe. Si les cadres sont toujours bien là (aucune joueuse n’a annoncé sa retraite internationale après l’Euro ou le barrage au Portugal), le moment semble idéal pour intégrer de nouvelles têtes, du sang neuf et un peu de peps pour, peut-être, ébranler les certitudes. Sans tout détruire évidemment.

Voir quelques joueuses performantes chez les U23 rejoindre ce groupe à l’entame de cette année 2023 est encourageant. Welma Fon, par exemple, la jeune attaquante du Standard, découvrira réellement pendant une dizaine de jours la vie du groupe ainsi que l’ambiance des stades anglais (annoncés bien remplis au pays du football, où les dames ont fait mieux que les messieurs en remportant le premier titre anglais depuis 1966). Tout comme d’autres jeunes pousses d’OHL comme Marie Detruyer. Des sélections qui ne sont évidemment pas le fruit du hasard, le staff de l’équipe nationale suit bien entendu les performances des jeunes joueuses de près, mais c’est aussi au sein des clubs que le travail paie, même si le professionnalisme total est encore loin de devenir la norme en Belgique.

Reste à voir maintenant comment le coach va faire travailler et jouer son équipe. Quel temps de jeu réservera-t-il aux plus jeunes et à leur enthousiasme ? Quelle joueuse plus régulière sera rappelée sur le banc ? Des indications utiles pour baliser les prochains mois, en attendant les prochaines échéances réelles : les premiers matches de Ligue des Nations féminine, en septembre. Jouer en Angleterre avait plutôt bien réussi aux Red Flames l’été dernier à l’Euro. Il ne faudrait pas grand-chose pour créer une nouvelle petite étincelle…

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