Belgique

Réforme des pensions : les discussions ont repris en comité restreint

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17 juil. 2022 à 09:22Temps de lecture2 min
Par Belga édité par Ambroise Carton

Le gouvernement fédéral a repris dimanche matin ses travaux sur la réforme des pensions. Les principaux ministres de l’équipe De Croo s’étaient quittés samedi vers minuit sans parvenir à trouver un accord sur cet épineux dossier.

Il n’y a jusqu’à présent pas d’autre point à l’ordre du jour. Le Premier ministre, Alexander De Croo, semble vouloir épuiser le sujet avant de passer à autre chose. Les réunions en comité restreint ne manqueront pas dans les jours qui viennent puisqu’elles seront organisées quotidiennement jusqu’au 21 juillet, date des vacances parlementaires, a-t-on appris à bonne source.

Le Premier ministre a annoncé plusieurs fois qu’il espérait trouver un accord d’ici la Fête nationale. Les positions des uns et des autres semblent toujours éloignées et le dossier prend doucement des allures de bras de fer. Les réunions se succèdent, M. De Croo a formulé plusieurs propositions de compromis, mais elles apparaissent au PS et aux écologistes beaucoup trop déséquilibrées. Ces derniers se disent toujours désireux d’un accord, mais ont rappelé qu’ils entendaient préserver les droits acquis, prévoir des périodes de transition suffisantes dans la mise en œuvre de la réforme et ne voulaient pas non plus remettre en cause certains régimes de pension particuliers, comme ceux du personnel roulant de la SNCB et des militaires.

Plusieurs points encore à discuter

Cela fait plusieurs semaines que le gouvernement tente de s’accorder sur la réforme des pensions, l’un des chantiers les plus importants de la législature. Plusieurs sujets sont sur la table : accès à la pension minimum, pension à temps partiel, bonus pension, réduction des inégalités entre hommes et femmes. Des points se sont ajoutés, dont l’accès à une retraite anticipée après 42 ans de carrière et, à la demande de certains partis, les régimes particuliers de retraite du personnel roulant de la SNCB et des militaires. Des décisions ont également déjà été prises, peu après la mise en place du gouvernement, en particulier la revalorisation de la pension minimum à 1715 euros bruts en 2024, soit 1630 euros nets.

Les points de blocage principaux demeurent les années de travail effectif nécessaires pour accéder à la pension minimum et la retraite anticipée et ce qu’il convient d’entendre par travail effectif, c’est-à-dire la question des périodes d’inactivité assimilées à du travail. Durant la semaine, le PS a déjà fait savoir qu’il pouvait vivre sans accord au nom du principe : mieux vaut pas d’accord qu’un mauvais accord.

Interrogée jeudi à la Chambre, la ministre des Pensions, Karine Lalieux (PS), a dit sa détermination. "Si cela me vaut d’être la nouvelle Madame Non parce que je défends ces droits acquis des travailleurs, je porterai ce surnom avec grande fierté", a-t-elle déclaré.

 

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